‹ Le sacerdoce eternalChapitre 82 sur 110 · Is., I.VIII. II · texte numérisé non relu

Is., I.VIII. II

et dans tous nos combats, Forts aquœsalientis in vitam œ tentant (').

Cela seul suffirait pour récompenser surabondamment le plus fervent des prêtres qui se serait dépensé lui-même pendant tout le cours d'une longue vie pour le « salut des élus ». Mais il y a encore pour lui d'autres récompenses.

I. La première récompense se trouve dans la félicité même que font éprouver à l'âme d'un pasteur les âmes qui composent son troupeau. Il y a un triple rapport entre le pasteur et les âmes qui lui sont confiées — une connaissance réciproque, un amour réciproque et une charité réciproque. Cette connaissance consiste pour le pasteur à savoir le nombre, le nom et les besoins de chacune de ses ouailles en particulier, et pour ses ouailles, à connaître le pasteur comme leur père, leur ami et leur guide : l'amour consiste pour le pasteur à aimer ses ouailles par égard pour Notre-Seigneur qui est mort pour elles et par égard pour ces âmes elles-mêmes qui sont appelées à l'héritage de la vie éternelle et qui sont ses enfants spirituels en JÉSUS- CHRIST ; et les services mutuels que cet amour réciproque leur fait échanger entre eux consistent, pour le pasteur, à consacrer à son troupeau ses soins, ses travaux, son temps, ses forces, sa santé et, s'il le fallait, sa vie elle-même ; et, pour les ouailles, à lui rendre tous les services que suggèrent la piété filiale, le dévouement et l'obéissance. Lorsque le pasteur et le troupeau sont ainsi unis, alors les paroles de saint Jean s'accomplissent à la lettre, et le pasteur peut dire

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