Jud
trouver des moyens de chasser la tristesse et d'ouvrir son cœur à la joie : Lœtabuntur coram te, sicut qui lœtantur in messe (*).
II. Une autre récompense d'un prêtre fervent, c'est la reconnaissance que lui témoigne son troupeau. Il peut dire comme l'Apôtre : « C'est pourquoi, mes frères très chers et très désirés,ma gloire et ma couronne (2). . .» — Si je deviens une victime digne d'être offerte en sacrifice pour le service de votre foi, je m'en réjouis et m'en félicite avec vous tous. Mais vous-mêmes, réjouissez-vous-en et félicitez-vous-en avec moi (3). » — «Vous l'avez reconnu en partie, nous sommes votre gloire, de même quevous serez la nôtre au jour de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST (4). » — « Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N'est-ce pas vous devant Xotre-Seigneur JÉSUS-CHRIST en son avènement (5) ?» — « Car maintenant nous vivons, si vous demeurez fermes dans le Seigneur. Et quelles actions de grâces pourrions-nous rendre à Dieu pour toute la joie dont nous nous réjouissons devant notre Dieu à cause de vous (6) ? » Lorsqu'il suppute le nombre des âmes qui sont confiées à sa charge pastorale, le pasteur peut toujours dire comme saint Paul : Corona mea et gaudium meum. Et lorsqu'il compte le nombre des pécheurs et des impénitents mêlés à son troupeau, et des familles de sa paroisse dont la foi a fait naufrage malgré les efforts qu'il avait tentés pour les sauver, il