‹ Le sacerdoce eternalChapitre 9 sur 110 · I Cor., iv · texte numérisé non relu

I Cor., iv

en eux, et ce n'est pas un changement naturel, car ils disparaissent quant à leur substance et cependant ils subsistent quant à leurs effets visibles. Pareil changement ne se rencontre pas dans l'ordre de la nature, car, dans les corps, la substance et les accidents subsistent ensemble ou disparaissent en même temps. Ici les phénomènes ou les apparences sensibles et les effets subsistent comme s'ils étaient dans leur état naturel. La substance passe et entre dans l'ordre surnaturel d'une nouvelle création. Les paroles : « que la lumière soit » eurent leur effet dans la première création de la nature. Les paroles « ceci est mon corps » ont leur effet dans la première et dans la seconde création, dans l'ancienne et dans la nouvelle création à la fois. Elles ont un rapport intime avec ces paroles : <? Le Saint-Esprit descendra en vous et le pouvoir du Très- Haut vous couvrira de son ombre ; c'est pourquoi le Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu (I).» C'est pour ce motif que l'acte de consécration et l'acte de l'Incarnation ont entre eux des relations intimes. Après l'Incarnation, il n'y a pas d'action aussi sublime, aussi purement divine que la consécration et le saint sacrifice. C'est le prolongement de l'Incarnation et de l'oblation du Verbe incarné. La voix qui parle est humaine ; les paroles et les effets qu'elles produisent relèvent du souverain pouvoir de Dieu.

IV. Quatrièmement, cette juridiction exprime l'étroite intimité des rapports entre le prêtre et le Fils de Dieu. Il semble qu'après la participation du prêtre au sacerdoce de JÉSUS- Christ, après l'impression du

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