Conc. Westm. Dec. xxiv, s
Le Sacerdoce Éternel. T7
mentanément de théâtres publics, et nous infligeons aux transgresseurs de cette défense la peine de la suspense qu'ils encourent ipso facto, suspense qui a été en vigueur jusqu'aujourd'hui en Angleterre et qui est réservée aux évêques respectifs. »
Puisse cette sage et salutaire tradition de nos ancêtres ne se relâcher jamais! Le théâtre de leur temps était noble, élevé et pur comparé à la scène moderne et à son abaissement moral.
Dans son épître à Donatus, saint Cyprien dénonce
le théâtre en ces termes : pœnitenda contagia
Adulterium discitur du ni videtur, et lenocinante ad vitia publicœ auctoritatis malo (I). Saint Jean Chrysostome appelle les pères de famille qui mènent leurs enfants au théâtre nxidoTOAzovovz (2). Mais on» pourrait nous objecter que ces paroles avaient trait à la scène païenne. Dans l'année 1596,1e concile d'Aquilée rendit ce décret: Ad spectacula comediorum, sive ad bancos circulatorum et bufforum in plateis, qui aliis exemplum esse debent maturitatis et prudentiœ accedere et assistere clencos non decet (3). Le concile de Trente décrète ce qui suit : « Le saint Synode ordonne que tout ce qui a été décrété en d'autres temps par les pontifes et les sacrés conciles touchant la vie, la dignité, l'éducation et l'instruction des clercs doit être maintenu dans sa teneur ; et de même les décrets qui concernent le jeu, les fêtes, les danses, les dés, la chasse et les infractions de tout genre, et aussi les décrets qui ordonnent l'éloignement des affaires séculières (4). »