‹ Le sacerdoce eternalChapitre 93 sur 110 · Ibid. , x · texte numérisé non relu

Ibid. , x

3. Habent sancti viri hoc proprium ut quo semper ab illicitis longe sint a se plerumque etiam licita abscindant. — S. Greg. M., Dialog., lib. rv, c. XI.

qui se préparent dès aujourd'hui même à être jugés en présence du divin Maître selon la « loi de liberté», et de plus,//* interprétantes, à pénétrer leur sens intime avec un affectueux désirde les accomplir dans toute leur extension et d'aller même au delà, si c'est possible. Le serviteur paresseux et défiant, le serviteur qui obéit de mauvaise grâce et dont le cœur est froid, ne voit que la lettre et est en quête d'opinious probables pour échapper au texte de la loi, littera occidet. C'est là servir sans générosité notre généreux Maître.

XI. « Un esprit âpre et chagrin ne convient pas à un prêtre destiné par son ministère à passer sa vie au milieu du peuple ; une modeste gaieté, qui vient à son heure, n'est pas condamnable, mais est digne de louanges. Nous louons donc ces missionnaires qui, à l'exemple des saints, s'efforcent, en inventant d'innocentes récréations, de détourner la jeunesse confiée à leur charge des dangereuses représentations que leur offre le théâtre moderne. Que ces fêtes soient une détente pour leur esprit, mais qu'elles ne soient pas toutefois pour eux une occasion de relâchement et qu'ils prennent garde de se faire tort à eux-mêmes en ménageant aux autres des réjouissances et des jeux. Et cette remarque a déjà été faite lorsqu'il s'est agi des associations composées de personnes du sexe. Que les prêtres, autant que possible, laissent les femmes présider les récréations des femmes plutôt que de les présider en personne, de peur de donner prise aux langues des détracteurs. Et qu'ils suppriment l'abus qui s'est produit en certains lieux d'ouvrir des bals pour recueillir de l'argent en faveur des écoles et d'autres œuvres pieuses

« Quant à ces récréations publiques que l'on nomme

excursions, nous avons appris avec peine qu'il en résulte bien des abus. Nous jugeons en conséquence qu'il vaut mieux les supprimer que les encourager. Cependant, pour ne pas être taxés de rigorisme dans des matières qui sont licites en elles-mêmes, nous exhortons simplement les pasteurs des âmes à s'abstenir d'organiser des excursions, à moins d'en avoir reçu l'autorisation du Vicaire Général.

XII. « Le vêtement des ecclésiastiques doit être tel que l'on puisse les distinguer entièrement des laïques et tel aussi qu'on ne puisse les confondre avec les ministres hérétiques. Qu'il soit, en conséquence, d'une couleur noire ou sombre ; et que, sous prétexte, par exemple, de se livrer au travail, les ecclésiastiques ne s'infligent jamais la honte de reprendre les habits séculiers dont ils sont désormais délivrés. Nous prescrivons le genre de vêtements que le clergé séculier a commencé à porter, il y a quelques années. A la maison, toutefois, il est de toute convenance qu'ils portent la soutane, ou s'ils le veulent, la Zimarra, et le bonnet appelé biretta.

« Et comme le signe extérieur qui distingue le Clergé catholique dans le monde entier est ce qu'on appelle communément le collet romain, signe qui est reconnu comme le nôtre par les protestants et ne provoque de leur part aucune espèce d'insultes ni d'affronts, nous voulons que tous les prêtres le portent dans l'exercice de leur sacré ministère, à moins que, pour un temps, sur l'avis de l'évêque et en raison des circonstances, il en soit ordonné autrement. »

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