S. Alph., Theol. tnor., deSacr. ordin., lib. vi
perfection sacerdotale (x), que celui auquel atteint une âme qui reproduit en elle-même des traits de ressemblance avec le grand-prêtre JÉSUS-CHRIST, Notre-
Seigtieur. Car le prêtre est placé aux regards du monde pour être la vivante image de la vie de JÉSUS, et dans les peines de la solitude, et dans la détresse de la pauvreté, et dans les souffrances, et dans les contradictions qui lui viennent de la part des hommes. »
Nous trouvons ici trois enseignements : c'est d'abord que la perfection intérieure est requise avant l'ordination comme une condition indispensable pour la réception des ordres sacrés ; c'est ensuite que l'état sacerdotal est l'état de perfection ; c'est, en troisième lieu, que le prêtre est obligé de se maintenir dans cet état et d'y persévérer jusqu'à la fin de la vie.
Saint Bernard définit en ces mots la perfection de l'homme : Hœc hominis est perfectio simiiitudo Dei. Or Dieu est charité. La perfection donc consiste essentiellement dans le gemina Dei et proximi delectione. La perfection dans son essence est une qualité de la personne. L'état dans lequel une personne est placée est pour cette personne l'instrument de la perfection.
La perfection de la charité est déterminée par son extension.
La première extension de la charité a pour terme les personnes, comme les amis par exemple, et les ennemis. La deuxième extension a pour terme les actes, c'est-à-dire l'accomplissement des commandements et des conseils évangéliques.
Mais le commandement « nouveau », qui est dou-