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roi-convoque les prêtres et les lévites pour l’assister dans son entreprise (XIIT 2). L'auteur insiste surtout (XV 3 ss.) sur la part que prirent les prêtres et notamment les lévites au transport de l’arche de la maison d'Obed-Edom à la cité de David ; il explique le malheur arrivé pendant la première partie du
parcours, comme la suite d’une irrégularité commise : on avait conduit l'arche sur un char au lieu de la porter à bras. Cette
fois-ci les lévites devront la porter comme la loi l'exige (XV M221S);
Notons avant tout que l'explication donnée ici de la mort de Uzza ne renferme pas la moindre contradiction avec le récit du livre de Samuël et de 1 Chron. XIIT. Il est très vrai que Uzza s'était attiré le châtiment divin par sa témérité. Mais son acte avait été occasionné par le procédé même que lon avait employé pour le transport de l'arche. Conduire celle-ci sur un char, c'était l'exposer à des irrévérences graves, dignes des plus sévères répressions. On comprend parfaitement que l'aventure tragique de Uzza inspire à David, dans le récit du Chroniste, cette recommandation adressée aux lévites : « Vous porterez l'arche de Jéhova à l'endroit que Je lui ai préparé ; car la première fois vous ne l'avez point fait ; Jéhova notre Dieu nous infligea un malheur parce que nous ne l'avons point honoré comme il convenait. » Uzza fut puni de mort pour avoir profané l'arche en y portant la main ; mais dans le fait particulier de cette punition on pouvait reconnaître en outre la manifestation de la colère divine provoquée par la violation des règles établies pour le transport de l'arche. Cette appréciation exposée dans le livre des Chroniques se trouve confirmée indirectement par le récit du livre de Samuël. Il est à remarquer en effet qu'ici il est pareillement rapporté que dans la seconde partie du trajet, de la maison d'Obed-Edom à la cité de David, l’auguste châsse fut, non plus trainée par des bœuis, mais portée à bras d'hommes (v. 13). Il est très peu probable que dans la relation primitive ce changement de conduite aura été présenté comme purement accidentel ou arbitraire. On devait y lire sans aucun doute les motifs qui avaient dicté
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l'adoption du nouveau mode de transport ; et 1l est d'autant plus à présumer que celui-ci y était envisagé comme le seul conforme à la loi ou à la tradition, que les données bibliques s'accordent parfaitement sur ce point. Le code sacerdotal n'est pas seul à décrire l'arche comme un meuble portatif. Le Deutéronome lui aussi connait les « prêtres porteurs de l'arche ». Aucun mot n'insinue que les hommes de Qiriath-Jearim, mvités par ceux de Beth-Semes à prendre l'arche chez eux, aient employé à cet effet un matériel roulant (1 Sam. VI 21, VIT 1). Aussitôt que l’arche fut arrivée à Bethsemès de chez les Philistins, les habitants de la ville s'étaient empressés de détruire le char et d'en faire servir le bois à brûler les bœufs en holocauste (VI 14). 1 Sam. ch. IV v. 4 il est dit simplement encore une fois, que l'arche fut portée (N°1) de Silo au camp des Israélites, sans qu'il soit fait mention d'instruments de transport d’un genre particuber. Qu'on lise aussi 2 Sam. XV 24, 25. Nous le répétons, le récit primitif de l'installation de l'arche sur le mont Sion, a dû expliquer pourquoi, au lieu de la faire traîner comme dans la première partie du parcours, on la porta pendant la seconde étape, à bras d'hommes. La narration du livre de Samuël ne formule plus cette explication en termes explicites ; le livre des Chroniques en donne une que rien n'empêche d'accepter comme celle du récit primitif. Elle se trouve en harmonie parfaite, quoi qu'on en ait dit, avec toutes les circonstances de l'événement. Lorsque David, frappé de la mort de Uzza, n'ose point introduire l'arche dans sa résidence (2 Sam. VI 8-10, 1 Chron. XIII 11-13), c'est quà ses yeux l'accident trahit le mécontentement de Jéhova, non seulement contre celui qui s'était rendu coupable de sacrilège, mais d'une manière plus générale contre ceux qui avaient pris part à la cérémonie dans les conditions où elle s'était accomplie. Le châtiment dont les Bethsémites furent victimes pour avoir regardé l'arche à découvert (1) n'empècha pas ceux de Qiriath-
() Cfr. Wellh, Der ‘Text der BB. Samucelis p. 65 s. — IL est probable qu'au sens de l’auteur de 1 Sam. VI 19, le crime ou la transgression du peuple n’aura pas consisté purement et simplement dans l’acte de regarder