IT
Le service du eulte publie en Israël réservé à la compétence du clergé lévitique.
Les faits racontés au premier livre de Samuël montrent de la façon la plus évidente, que dès les premiers siècles sur les-
quels l’histoire d'Israël nous fournit de la lumière, il y avait au service de l'arche d'alhance et du culte dont elle était le centre, un sacerdoce organisé ; et la notion de ce sacerdoce est si bien liée à sa compétence en matière de sacrifices que ceux qui s'attachent à contester son rôle à cet égard se voient amenés, contrairement aux exigences de leurs propres théories, à effacer complètement ou peu s'en faut, pour l'époque en question, toute distinction entre prêtres et laïques et détruisent ainsi le fameux institut des Xôhanîm dont ils sont obligés à faire en même temps le dépositaire reconnu et traditionnel de l'Ephod, des Urim et Tummim, de la Tora. Cest bien à ce résultat que tendent des arguments destinés à prouver que les fonctions du sacerdoce étaient ouvertes à tout le monde, sauf une certaine préférence accordée aux « descendants de Moïse » ; que des gens d'origine non lévitique y avaient accès aussi bien que les lévites et étaient appelés prêtres au même titre que ceux-ci ; que la distinction systématique entre choses sacrées et choses profanes était inconnue parmi l'Israël ancien ; que notamment le concept du caractère inaccessible du « saint » était parfaitement ignoré. Il devient difficile, dans ces conditions, de se faire une idée quelque peu arrêtée de la distinction qui pouvait exister entre personnes sacrées et laïques et par conséquent de la nature d’un éat sacerdotal quelconque qui aurait existé à l'époque dont on parle.
Dans tous les cas et quoi qu'il faille penser des conséquences qui pourraient résulter de certaines interprétations pour telle ou telle théorie, 1l importe pour une connaissance plus parfaite du sujet que nous traitons, d'examiner les différents groupes de faits que l'on a coutume d'opposer aux conclusions que sugoèrent ou quimposent des récits comme ceux des chapitres [I ss., XXI s. du 1° livre de Samuël.
S 1. La distinchon entre personnes et choses sacrées el profanes. Le culte de l'arche.
Au témoignage d'Ezéchiëél XLIV 6-9 on ne faisait pas diffi-
culté, avant l'exil, d'admettre des étrangers au service du