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quelles eussent servi de matériel d'écriture ; car évidemment en ce Cas on ne les aurait pas cachées, comme un arcane, dans l'ombre mystérieuse du sanctuaire...» (1) Il veut bien que des pierres étaient déposées dans l'arche, mais leur signification était bien différente de celle qu'y attacha la tradition plus récente... Kuenen nous fait connaître cette signification authentique (2).en s'appuyant sur les données de l'histoire ancienne. Nous apprenons ainsi que l'arche était considérée comme la demeure de Jahveh, au sens grossièrement matériel ; que notamment la pierre y déposée était tenue pour le siège propre de la divinité ! .. Ce qui le prouve, c’est l’action terrible attribuée à l'arche et la crainte religieuse que celle-ci inspire : « Qui pourrait subsister devant la face de Jahveh, ce dieu saint ? » demandent les Bethsémites terrifiés. Les chérubins placés par Salomon devant le Saint des Saints dans le temple, avaient pour rôle, dit Kuenen, de représenter Jahveh et le sanctuaire où 1l résidait comme « inaccessible +» aux hommes... Uzza, foudroyé pour avoir porté sur l’arche une main audacieuse, pourrait lui aussi, à la rigueur, nous permettre de comprendre certaines dispositions de la loi sacerdotale, comme celle de Num. IV 19 ou de Lev. XVI. Mais comment, au milieu de ces données de l’histoire ancienne signalées à notre attention : par Wellhausen et Kuenen, trouver une place pour Samuël se couchant sans façon là où se trouvait l'arche ? il n’est même pas dit dans le texte qu'il se contentait de dormir à côté. Est-ce croyable ? Nous avons beaucoup de peine à le croire ; heureusement le texte ne nous y oblige en aucune manière. I n’est pas dit n1 insinué que Samuël dormait à côté de l'arche. Il est dit que Samuël passait la nuit dans l'enceinte sacrée où se trouvait aussi l'arche de Dieu. Les deux faits sont associés au commencement du récit en vue de l'histoire qui va suivre. Jéhova appellera Samuël pour lui communiquer ses desseins sur la maison de Eli. Cette idée explique parfaitement pourquoi, en
(1) Prol. p. 411.