D'OR AP
Il n’est pas vrai que le principe de l'unité de sanctuaire soit ici inconnu. Les dispositions d'Zx. X XIII 14-19, XX XIV 24 sur les panégyries nationales aux trois grandes fêtes de l’année, ont en vue un sanctuaire déterminé, séjour de l'arche d'alliance, qui y est désigné, en termes absolus, comme {a maison de Jéhova le Dieu d'Israël. Il n’y à qu'une seule maison de Jéhova ; c'est là que les Israélites doivent porter les prémices de leurs champs et les offrandes destinées à la divinité. Le règlement d'Exode XXIT 29 (1) n’a rien de contraire à l'institution du sanctuaire unique ; il n'est point dit en cet endroit que l’on doit, dans toute l'étendue du territoire, offrir les premiers-nés du bétail en sacrifice, le huitième jour après leur naissance. A supposer qu'il y soit question des premiers-nés, le texte pour-rait parfaitement s'entendre en ce sens que le petit, après être resté durant sept jours auprès de la mère, en sera séparé à partir du 8° jour et consacré désormais à Jéhova (Lev. XX VII 26, Deut. XV 19). Maïs le parallélisme avec Lev. XXII 27 suggère plutôt une autre interprétation ; il ne s'agit pas, croyons-nous, à l'endroit en question, des premiers-nés, mais des nouveaux-nés quelconques du gros et du menu bétail ; ce n'est pas l'obligation de les offrir en sacrifice le 8° jour, mais la défense de les offrir plus tôt en même temps que l’autorisation de les offrir à partir de ce moment, qui fait l’objet de la recommandation, — C'est peine perdue également de chercher à mettre en opposition avec le principe de l'unité du lieu du culte, le passage d'£x. XXI 6 prescrivant les formalités à remplir pour l'attachement définitif à la maison de son maître, de l'esclave qui consentira de plein gré à cette mesure après six années de service ; ou les dispositions du ch. XXII 6-7 concernant le procédé judiciaire à suivre dans certains litiges. Le législateur, dit-on, ordonne dans les occasions indiquées, des démarches à faire au sanctuaire : l'esclave doit être amené ]à, pour prendre devant Dieu son engagement définitif ; c'est là
(1) « .…. durant sept jours (l'animal nouveau-né) sera avec sa mère : le huitième jour tu me le donneras ».