‹ Le Sacré Cœur de Jésus dans ses rapports avec MarieChapitre 11 sur 176 · II · texte numérisé non relu

II

Issoudun était autrefois la capitale du bas Berry; sa juridiction s'exerçait sur 262 paroisses ou contrées-, elle s'étendait sur plusieurs Seigneuries de la Touraine, du Blésois, de l'Orléanais, du Nivernais, du Bourbonnais, de la Marche, du Limousin et du Poitou (-J).

A plusieurs reprises, la ville fut ravagée par la guerre ou dé-

(1) Histoire d'Issoudun par M. \. Péréraé page 337.

(2) M. ih. page 435. - De la Thaumassiére, Histoire du Berry liv. 5, cliap. 9.

truite par l'incendie. Au XV siècle, elle comptait au moins 35,000 habitants (1).

Quant à son origine, elle se perd dans la nuit des temps.

Bourges, d'après quelques auteurs (2), aurait eu pour fondateur un petit fils de Noë, appelé Ogyges-, ses descendants prirent le nom de Bytogyges ou Bituriges (3). /

Issoudun, qui, de tout temps, a été la deuxième ville de la Province, doit aussi très-probablement, sa naissance à ces peuples anciens.

Quoiqu'il en soit, « le Berry était déjà un royaume florissant, lorsque Rome n'était encore qu'un village couvert de chaume et de paille » (4).

A cette époque ses souverains étendaient leur domination sur tous les peuples de l'Aquitaime. Bourges ou plutôt Biturix leur capitale, était « la Reine de toutes les cités de ces vastes contrées » (5).

« Sous le règne de Tarquin l'aiîcien, dit Tite-Live, les Bituryges ou Berruyers, dont Ambigat était le roi, tenaient l'empire de toute la Gaule celtique et lui imposaient ses chefs qu'ils prenaient parmi eux » (6).

Ainsi d'après les documents historiques les plus certains, nous sommes en droit d'affirmer que Bourges était déjà une ville considérable, quand Rome n'était encore qu'à son berceau, c'est-à-dire 700 ans avant la naissance de J. C. et que du temps de César, qui

(1) Hist. d'Iss. par M. Péiéraé page 156.

(2) Eloges historiques de Bourges par l'auteur du Patriarchat. - Chaumeau hist. du Berry, liv. 6.

(3) Bitogyges, ou Bituriges, vient d'abord de Bit, dit Chaumeau; ce mot Bit, d'après Bérose (hist. de la Chaldée) signifie en langue chaldaïque, et arménienne Fils. - Bit-ogyges veut donc dire: fils d'ogyges, quasi iilii Ogygls. (Chaumeau hist. du Berry liv. 6) c'est donc la signification de Biturix, Bourges. Bourges s'appelait aussi Avarlcum. Ce mot exprime, au fond la même idée que plus haut, il viendrait de Avvoertc, qui en langue Cimbrienne veut dire le royaume des anciens, ou le plus ancien des royaumes (l'abbé de Montveroii, sur la coutume du Berry, art. 1). - Le P. Labbe, Antiquités gauloises liv. 2, nouvelle Biblioth.). - Gorope Beran. - Voir de la Thaum. hist. du Berry chap. 2. liv. 1).

(4) De la Thaumas, hist. du Berry liv. 1. chap. 1. page 2. - P. Labbe, hist. du Berry (abrégée). Ed. 1840, page 4.

(5) De la Thaumas, hist. du Berry liv. 1, chap. 1, page 2. - Coin. Caesar. liv. 4, dicit: Avaricum fuisse pulcherrimam prope totius Galliae urbem.

(6) Celtarumque.... Tarquinio prisco Romae régnante, pênes Bituriges summa imperii fuit, lit regem celtico dabant (Tit. Liv. décade 1, lib. 5). De la Thaum. hist. du Berry. liv. 1, c. 1, page 2. Gallia Chistian. in Prov. eccles. Bitur. tome 2, page 11. - P. Labbe, hist. abrégée du Berry, éd. 1S40, page 4).

en fit la conquête, elle était une des plus remarquables des Gaules (1). Nous pouvons dire encore, en nous appuyant sur des preuves authentiques, que, avant le partage des quatre grandes Provinces de la Gaule d'Auguste « la Vieille cité des Berruy ers était La capitale de toute l'Aquitaine ancienne et nouvelle et le siège du gouvernement romain (2).

La gloire du Berry s'arrête-t-elle à ces avantages? non. En effet, sous l'impulsion de leur puissant monarque Ambigat, les Bituriges vont fonder de florissantes colonies à l'étranger. Conduits par Ségovèse, son neveu, ils portèrent leurs conquêtes en Allemagne, se rendirent maîtres du pays occupé aujourd'hui par la Bohème, la Bavière, l'Autriche, la Suabe et une, grande partie du territoire qui s'étend depuis le Rhin jusqu'à l'Océan germanique (3).

Belovèse, autre neveu d' Ambigat, passa les Alpes avec ses fiers guerriers, et alla s'établir en Italie. Il y conquit toute la Ligurie, bàtii les villes de Milan. Bologne, Brescia etc. et y fit de grands exploits dont Tite-Live a laissé le souvenir à la postérité (4).

Deux siècles plus tard, les descendants de cette race de héros, commandés par Breunus. poursuivirent leurs conquêtes .jusqu'aux portes de Rome. Ils tirent le siège de cette ville célèbre, la prirent <-i la livrèrent au pillage (ô).

Les Romains se vengeront, un jour, de cette sanglante humiliation. Ils viendront, trois siècles après, sous la conduite de César, porter répouvante et la désolation, jusqu'au berceau de ces Bituriges qui les t'ont Trembler aujourd'hui. Bourges, leur ancienne capitale. Bourges, sera prise d'assaut, livrée aux flammes et sa population presque anéantie (fi).

il) De La Thaum. Ld. page 2. - Com. Caes. lii>. 4.

Comment. Caesar. id. - De la Thaum. Ld. - Le P. Labbe, hist. abrégée du Berry, edit. L840, page 8).

(3) Tite Live, LLb. L, dec. 1 in Vita Cam, - Delà Thaum. Ii\. 1. ch. 4. page I. Le J'. Labbe id. il., page 8).

(li rite-Live, Lib. 1<>. Ambigatus lioc tempore Celtarum rex a Biturigibus datus, prajsrravaute multitudine, Segovesum in Hercyuios salais. Bellovesum in Italiam eum copiis misent Bellovesum vero secuti- sunt Bituriges, Arverai etc -(Vide de la Thaum. page 1. - (rallia christ. Loco cit.) - Le P. Labbe, hist. .lu Berry. De la Thaum. hist. du Berry, Liv. 1. chap. 4.

[<\\ kl Hid. Ii\. 1. cliap. I. page -i - Cummeut. Caesar

Mais à quelle date précise remonte la fondation d'Issoudun?

L'histoire garde sur ce point un silence désespérant. Cependant, en nous appuyant sur des témoignages certains, nous pouvons affirmer que cette ville existait bien avant la conquête des Gaules par Jules César. La découverte de plusieurs pièces monétaires nous autorise a soutenir qu'elle est d'origine celtique; car son nom primitif était Xoldun (1).

« Tantôt elle était la rivale, et tantôt l'alliée d'Avarie, » Bourges (2), ses habitants s'appelaient Xoldunens et étaient redoutés à cause de leur courage (3).

Comme tous les Gaulois, ils avaient une grande vénération pour Isis, déesse de la fécondité. Ils lui dressèrent un temple sur le monticule de leur ville, appelé Dun; et le Xoldun devint Isîs- Xoldun, et plus taid Issoldun (4) ou Issoudun (5).

En 1833, des ouvriers, en creusant au sommet de ce monticule, remarquent certaines pierres sculptées, de forme très-ancienne. Poussée par une curiosité légitime, l'administration municipale y fit. des fouilles; et bientôt on mit à découvert les ruines d'un petit sanctuaire. Les voûtes antiques et les débris de son autel accusaient les temps les plus reculés du christianisme. L'édifice appartenait à l'ère gallo-romaine (6).

Parmi les matériaux employés dans sa construction, on en remarqua plusieurs de l'époque celtique la plus reculée (7), et d'autres qui dénotaient clairement que les fils de Romulus avaient habité ces contrées.

(1) M. Pierquin de Gembloux, carte Géo-monétaire du Berry. - Voir uist d'Iss. par M. Pérémé p. 19-23.

(2) Hist. d'Issoudun id. ibid.

(3) De La Thaumas, hist. du Berry - Hist. d'Iss. par M. Pérémé page 39.

(4) Hist. d'Iss. page 19 de la Thaumas, liv. 5, chap. 1, page 353).

(5) Plusieurs habitations celtiques portaient le nom d'Isis; telles que Jssoldunum, Issoudun (l'abbé Langevin, hist. de Falaise). D'autres pensent que la ville, placée au bas d'une colline, s'appelait Ts, à l'origine; et colline dans la langue celtique signifiant Dxn, on a l'ait Ys-sou-Dun (Chaumeau - Lancelot du Lac hist. du Berry). Ys veut dire au-dessous: Is-Ombrla, basse Ombrie (Michelet, hist. de France).

(6) Hist. d'Iss. page 33, par M. Pérémé. Mémoire de l'auteur sur les temples chrétiens primitifs présentés à l'académie des inscriptions.

(7.) Hist. d'Iss. par M. Pérémé. page 37.

En effet, l'histoire, d'accord avec les monuments, constate que les Romains, lors de la prise d'Avarie, Bourges, par César, vinrent camper à Issoudun (1); selon toute apparence, cette ville fut du nombre de celles que les Berruyers incendièrent eux-mêmes pour affamer l'armée du Conquérant des Gaules (2). Un grand nombre de ses habitants durent alors émigrer avec les autres Bituriges privés d'asile. Ils se rendirent dans l'autre partie de l'Aquitaine sur laquelle ils exerçaient encore la suprématie, et fondèrent, sur les bords de la Garonne, une ville qui devint célèbre. Ils l'appelèrent de leur nom Biturigale ou Burdigale, c'est-à-dire Bordeaux (3).

Les ruines d'Issoudun furent vite relevées par les Xoldunens qui étaient restés pour les garder. Cette vieille cité, par l'activité de ses enfants et sous l'habile direction de ses nouveaux maîtres, ne tarda pas à reprendre son ancienne importance, au point de vue civil.

Considérons-la maintenant, au point de vue religieux.

Le Christ venait d'expirer. Presqu'au lendemain de sa mort, ses disciples se dispersèrent aux quatre coins du monde.

Pierre que le Sauveur avait établi' chef de son église, assigne à chacun sa mission. Plusieurs furent dirigés vers les Gaules. De ce nombre fut S.' Ursin (4) qui, d'après une antique tra-

(1) Id. chap. 3, page 39-44. Voir Duchesne, Chaumeau, hist. du Berry; catherinot. Antiquités dit Berry, etc.

(2) De la Thaura., hist. du Berry, liv. 1, chap. ô, page 6. - Comment. Caes. lili. i>, cap. lô. ii in > die viginti urbes Biturigum incenduntur, Hor idem fit in reliquis civitatibus. lu omnibus partibus incendia conspicuuntur.

(3) Hist. du Berry, par de la Thaumas, liv. 1, chap. 6, page 13. Isid. de sev. - Lourbe en sa chronique de Bor [eaux. - Strajbon: « Qnse sola Biturigum istorùm gens, in Aquitania peregrina degit » - Version de Xylander - Vinet et Scaliger sont de cet avis aussi bien que Cujas etCasauleon sur Strabon. Plusieurs croient (pie Bordeaux fut fondé par Bêllovêse; ils n'appuient cette opinion sur aucune preuve, car s'il en était ainsi. César n'aurait certainement pas manqué de parler de cette nouvelle ville, et des Bituriges civiques, tandis qu'il n'en dit pas un mot dans ses commentaires. - Le P. Labbe, hist. abrégée du Berry, edit. 1840, page 7, première partie, §7, Burdigalam contracté, quasi Biturigalam, a Burgis, id est, Biturigibus Gallis (Isidore de Se ville).

(4) Hist. primitive de s. Ursin. - voir de La Thaum. Hist. du Berry, liv. 4. ch. 13, page 283. L'ancien bréviaire de Bourges. - Les leçons qui se chantaient dans l'ancienne Liturgie, au jour de la fête de s. Ursin. Les sculptures d'un des portiques

dition, serait le Natlianaël de l'évangile (1): « S'il faut en croire, « l'auteur de sa vie, nous dit de la Thaumassière, il était du nom- « bre des disciples de Jésus-Christ; il assista à la Cène et fut «présent lorsque Notre Seigneur lava les pieds à ses apôtres; il « fut témoin de sa Passion aussi bien que de son Ascension ; il « accompagna les apôtres jusqu'au jour de la Pentecôte, reçut «avec eux la grâce du S.1 Esprit et le don des langues; il sui- « vit S.1 Etienne jusqu'au jour de son martyre, recueillit, le pre- « mier, les gouttes de ce sang précieux, versé pour la foi, et ren- « dit au martyr les honneurs de la sépulture; après la perte de ce « cher compagnon, il suivit le prince des apôtres, dans ses voya- « ges, jusqu'au jour où celui-ci fut crucifié, sous l'empereur Néron; « après la mort de S.1 Pierre, notre Saint fut envoyé par S.1 Clé- « ment dans les Gaules avec S.1 Martial et d'autres disciples. S1 De- « nys- alla à Paris, Saturnin à Toulouse, Martial à Limoges, Tro- « phime à Arles, Paulin à Narbonne, Gatien à Tours, Austremoine « à Clermont, et enfin S.1 Ursin prit le chemin de Bourges » (2).

de la cathédrale de Bourges où S. Ursin est représenté recevant sa mission du pape s. clément, et baptisant S. Liocade et S. Lusor. Beaucoup d'auteurs partagent ce sentiment: Vincent de Beauvais - Volateran. - Le frère Jean de la Gogue prieur de s. Gildas - Guillaume de Nangis. Hist. de Deols, chron. de France - Earonius. Annal. c. 34. n. 300252, lib. 1, c. 28.- Le père Labbe, élog. de Bourges, page 19, et tom. 1, Biblioth. pag. 425. - Rohrbacher. hist. univ. de l'église tome 4, tome 24, p. 422. Abbé Barras id. M. Paillon. (Monum. ined.). La Gallia Christian, in prov. eccl. Bitur. M. l'abbé Arbelot, hist. de S. Martial, etc. Voici un texte très-remarquables et trèsprécieux de Grégoire de Tours qui ne laisse aucun doute sur la grave question qui nous occupe: « Biturica urbs a s. Ursino. qui ab apostolis ordinatus Episcopus in Gallias destinatus est, sicut in eius actibus inveiiitur, verbum salutis accepit, atque ecclesiain Bituricensem primus instruxit, rexit » (Gieg. Turom. lib. 1, de glor. contes, c. 80, et serm. de Invent. corp. B. Ursin. ce texte est cité par de la Thaumas, liv. 1, chap. 13, p. 283. Il est identique a celui qui se trouve dans les Actes véritables de s. Ursin que M. Faillon a découvert tout récemmtnt à la Bibliothéche nationale. - Voir l'appendice qui est à la fin de cette ouvrage. - Il est vrai que Grégoire de Tours se contredit dans un autre endroit de ses ouvrages, en faisant venir les apôtres des cailles sous l'empereur Déce en 249. Mais les critiques les plus sérieux pensent on que cette phrase fut, modifiée dans la suite, par le texte (pie nous venons de citer (Ita Ruinai'!) on qu'il s'agil de nouveaux missionnaires envoyés par le S. siège, pour continuer l'évangelisation de s. Ursin et de ses compagnons (voir de la Thauni. le p. Labbe etc.).

(1) Unus ex septuaginta duobus discipulis bomini, juxta quosdam, Nathanael Domine, Ursinus in baptismo vocatus, a sanctis Apostolis ab urbe Borna secum del'erens pretiosissimum protomartyris Stephani sanguinem, in Gallias missus est. euin aliis praesulibus (brev. Bituric. rater, in l'est, s. Ursin:) - (uistor. .s. t'rsini viter.

et liist. id. par M. de l.utho) - Le P. Labbe, liist. du l'.erry, edil. 1840, page 19.

(2) De la Tbauin. liist. du l'.erry, liv. 4, c. 13, pag. 282. - Le lv Labbe, hist abrégée du Berry, page 1'.»

A cette époque, Léocade, sénateur romain et gouverneur des Gaules, avait fait d' Avarie ou Biiurix le lieu principal dp sa résidence (1). — Voir l'appendice sur S.r Ursin. —

S.1 Ursin alla le trouver à Lyon où il séjournait alors, pour le prier de convertir en église son vaste palais. Ayant obtenu le consentement désiré, l'apôtre du Berry consacra le nouveau sanctuaire à la mémoire de S.1 Etienne dont il était l'ami fidèle. Il avait assisté à sa lapidation et recueilli plusieurs goûtes de son sang, qu'il apporta avec lui comme une précieuse relique (2). Il fit aussi construire un oratoire, en l'honneur de la très-Saint-Vierge, dans un endroit de la ville appelé Sales, d'où vient le nom de Not7*e-Dame de Sales (3).

Dévoré par le zèle de la gloire de Dieu et du salut des âmes, S.1 Ursin se répandit au dehors et établit plusieurs autres églises sur le territoire des Bituriges (4).

Une tradition très-digne de foi rapporte qu'Issoudun, dont l'importance était alors considérable (5), eut le bonheur de recevoir sa visite et d'entendre sa parole; ce grand saint fit à Isis- Dunum comme à Biturix, il érigea deux églises, l'une à Saint Etienne au nord du Dun celtique (6) et l'autre à la Mère de Dieu, sur le sommet de ce monticule dont nous avons déjà parlé.

Là s'élevait le fameux temple d'Isis, que les Xoldunens honoraient comme la Mère du Soleil, lorsqu'il est dans sa splen-

(1) In Burgundiam et Aquitaniam ab Imperatore romano potestatem quasi regiam obtinueral nobilis Galliarum Senator Leocadius, vir ethnicus.... Aulam pulcherrimam in urbe Avarici Leocadius possideba1. (Id. in lest. S. Leocadii) - De la rhaumas, hisl .lu Berry, liv. 4, chap. 13. page !&83). - Le P. Labbe, hist. du Berry, édit. 1840, page '.'.

(2) Ad Leocadium totius Aquitaniae et Burgundiae proconsulem, tune Lugduni manentem. se contulit, quam Avarici aulam habebat ab eo petiturus. Praesulis precibus bénigne annuil Leocadius; et aulam regiam suam Bituricensem îlli concessit, ut ecclesiam Deo et B. protomartyri Stephano. consecrâret.... Venerandas protomartyris stephani sanguinis guttulas ab ipso diligenter collectas ibidem déposait (Jrsinus (Brev. Bituric. Veter. in fest. s [Jrsini, hist. de s. Ursini par M. de Lutho vie. gen.).

(3) Lie la Thaumassiére, hist du Berry, li\. 2. chap. 12. page. 115.

i-li plurimas in territorio Bituricensi sanctus Praesul aditicavit ecclesias. (Ureviar. Bitur. viter. in fest. s. Drsini).

Hist. d'Issoudun chap. 1. page <il - ■< Issoudun a été de tout temps ei d'ancienneté el jusques en notre âge trés-çélébre e1 insigne » (Chauraeau hist. du Berry) - Baudrand la désigne sous le titre de Praeclarum oppidum Galliae celticae - et le P. Labbe l'appelle: non incelebre oppidum

(6) Hist. d'Issoudun, chap. 16, page 271. - cette primitive église conserva jusqu'au XII siècle snn titre de s Etienne, d'église matrice, ou principale. (I>e la rhaumassiére, liist. du Berry, li\ '■>. chap <i. page 359.

deur (1). Eh bien! ce sera sur ses ruines qu'Ursin jettera les fondements du sanctuaire qu'il veut dédier à Celle qui enfanta le vrai soleil de justice qui illumine tout homme venant en ce monde. A la place de ces dieux de la fable qui ne sont que ténèbres, impuissance et corruption, vont s'asseoir, sur ce tertre sacré, la lumière, la force et la sainteté, l'amour, la miséricorde et la fécondité. C'est de ce sommet béni que Marie va répandre sur ses nouveaux enfants les grâces et les bénédictions dont le Cœur de son divin Fils est la source, et qu'il a bien voulu déposer entre ses mains.

Satan, jaloux de tous ces succès, suscita une violente persécution. Issoudun eut ses martyrs: deux noms seulement, échappés à l'oubli, sont parvenus jusqu'à nous; ce sont ceux de Thalasius et Baïus. Le premier descendait d'une famille patricienne et avait le titre de sénateur; le second était revêtu du sacerdoce et de la dignité d'Archiprêtre ou plutôt, de Chorévéque (2). Ces généreux athlètes versèrent leur sang pour Jésus-Christ (3) vers la fin du III siècle ou au commencement du IV (4j.

Les guerres et les invasions des barbares ruinèrent en grande partie la ville et sa célèbre Basilique, dédiée à Marie (5). Ne la croyant plus en sûreté sur le Dun gaulois qu'occupaient les envahisseurs, les chrétiens la reconstruisirent de l'autre coté de la rive, sur les bords de la Theols.

Ils voyaient dans le nom mystérieux et sacré de cette charmante rivière qui baignait les murs de ce nouveau sanctuaire, un augure favorable et un symbolisme ingénieux.

il) Diction. Biog. voir Isis et, Horus.

(2) Thalasius et Baius, quorum primus senator Exolduni. alter vero. Archipresbyter in eodem, martyrisati. - De la Thaumas. hist. du Berry. liv. 5, chap. 5, page 358 - Hist. d'Issoudun, page 54-55.

(3) Breviar. Bitur. in fest. Thalasii et Baii.30 octob. Quiuto labente saeculo, pergecutione Exolduni saeviente. Thalasius el Baius (idem constanter profl tentes, sangainis effusioni martyrium simul compleverint, die Irigesimo • octobris Sanctitate <'t miraculis fulgebant (GaUia christ, in Prov. Bitur.).

(4) Hist. d'Issoudun, place leur martyre vers l'an 300 ou 350, page 377. - La Tradition place leur exécution à l'extrémité de la rue des Quatre Vents, prés la Orand'Rue.

(5) Ab Ecclesiis auferentes sacra ministeria, ipsos incenso cremabant. • Tur, hist. 1, 6, chap. 31).

Cp sanctuaire conserva son titre primitif, et on continua a l'appeler V Eglise de Notre-Dame. Sa fondation, remonte vers la fin du V siècle. De la Thaumassière affirme qu'on l'a toujours considérée, comme étant une des plus anciennes du Diocèse de Bourges (1).

Elle fut restaurée, agrandie et érigée en Abbaye, en 917, pa- Raoul le Large, seigneur d'Issoudun et fondateur de Chateauroux. Ce prince la dota d'un Monastère qu'il fit construire sur d'assez vastes proportions. Il l'appela le monastère de S.tc Marie (2). Cette transformation se fit à l'occasion de la translation des reliques de S.1 Paterne ou Patier, évèque de Vannes, de S1 Patrice ou Patrik, évèque et patron de l'Irlande et de S.te Brigide ou Brigitte d'Ecosse qu'un pieux abbé apportait au centre de la France, pour les soustraire à la fureur des Northmans et des Pirates Danois, qui portaient partout le fer et la flamme (3).

Cette nouvelle abbaye reçut de larges gratifications et de très-grands privilèges. Ses puissants bienfaiteurs étendirent sa juridiction sur tous les couvents à plus de vingt lieues à la ronde, et établirent dans son église un droit d'asile ou lieu de refuge (4). Tous les coupables qui pouvaient s'y renfermer étaient protégés et soustraits à la justice.

Le saoptuaire devenait inviolable pour eux, et la loi ne pouvait plus les atteindre (5); c'est ce qui existait autrefois pour le peuple hébreux (6).

A cette époque, Issoudun, jouissait d'une grande réputation.

Quatre Conciles s'y tinrent successivement.

Ces mémorables assemblées, étaient présidées par des Légal s du Pape. Un grand nombre d'Evèques, d'Abbés mitres et de Chanoines y prirent place (7).

(1) De la Thaumassière, hist. du Berry. liv. 5, chap. 5, pag. 357.

(2) Sanctae Mariae Auxelioduni Monasterium (Charte d'Emenon, hist, d'Issoudun page 288).

(3) Hist. d'Iss. chap. 16, page 285 et 278. Translatât), corporis s. Paterni Antistitis venetensis, quando sublatum fuit a Britanniis, e< apud Exoldunum in territorio sanctae dei Genitricis, condigna veneratione conditum. (De la Thaura. hist. du Berry liv. 5. cli. 5, p. 358).

(4) De la Thaum. liist. du Berry, liv. 5, chap. 5, pa^e 357.

(5) Id. Ibid.

(6) Nomb. 35-11. - Deteur 19-2.

(1) llist. d'Issoud. page 78. - Les Légats du S. Siège étaient: Hugo. Rom. Eccl. [.egatus, Amaïus. Episc. Merencis - Archiepisc. Ricardus Bituric Richerius Senonensis, Rodulfus, Turon. Gauscelinus Burdegal - Episc. 12, Canonic 20, voir Yves de charties - le lJ. Labbe - Hardouin - Dacherii spicil. Veier. scrip.

Les réunions se tinrent très probablement dans les grandes salles de l'abbaye de Notre-Dame.

Les habitants d'Issoudun eurent toujours pour la très-Sainte- Vierge une dévotion particulière. Aussi Marie lit-elle de cette ville sa ville privilégiée. Elle y régnait en souveraine, et aimait à répandre ses bienfaits sur tous ceux qui venaient implorer son secours et se placer sous son puissant patronage. L'Isis-Xoldunum était devenue sa cité de prédilection, son bien, sa propriété, son patrimoine, nous dit un vieil historien. Apud Exoldunum in territorio sanctae Dei Genitricis (1).

Au commencement du XI siècle, l'abbaye de Notre-Dame d'Issoudun, presque entièrement ruinée, par les guerres que les seigneurs se faisaient entre eux, fut transférée de nouveau dans la partie la plus élevée de la ville, à proximité du château, pour être protégée et mise à l'abri de nouvelles dévastations. En 1018 Eudes I, non-seulement confirma tous ses privilèges, mais les augmenta encore-, il étendit ses domaines et ses attributions (2).

Outre l'église Mère et Paroissiale, consacrée à S.1 Etienne, Issoudun en avait encore un grand nombre (3); une entre autres, dont on ne saurait établir l'origine-, elle doit remonter aux premiers siècles de notre ère. Elle fut construite en dehors du Dun gaulois, à 200 mètres environ du château, vers le levant. A qui fut-elle dédiée primitivement?

L'histoire n'en dit rien; ce que l'on sait, c'est qu'elle fut soumise à beaucoup de transformations, occasionnées par les guerres et les incendies; on la vit dix fois détruite et dix fois réédifiée tour à tour. En 1870, on en démolit une ancienne partie, qui avait besoin d'être agrandie et harmonisée avec une construction monumentale du XV siècle qui lui servait de chœur. Dans les fouilles, on constata six dallages superposés, et on mit

(1) De la Thaum. Ulist. du Berry, liv. 5, chap. 5, page 358).

(2) T)e la Thaum. ici. ibid. - (Histoire d'Issoudun, chap. 16, page 293).

(•']) Un vieil auteur en parlant d'Issoudun dit que cette ville était remarquable par le nombre de ses églises. - On en comptai! une vingtaine environ. (Voir l'h st. d'Issoudun page 269 de la Thaumas. Chaumeau).

à découvert d'anciens chapiteaux, plusieurs sculptures et des

pierres tombales; mais surtout une agrafe en ivoire remontant au V siècle, peutrêtre au IV; cet objet d'art, excessivement précieux et intéressant, a été offert par la Fabrique au Musée d'Issoudun.

Cette ancienne église était déjà paroissiale au IX siècle. Elle fut restaurée par Charles le Chauve qui voulut y adjoindre une collégiale; il la plaça sous le patronage de S1 Cyr, dont le culte commençait à se répandre en France (1).

La cure était alors distincte du chapitre et avait pour titulaire un archiprètre; elle fut réunie à la collégiale en 1547 (2).

Par suite d'alliances, Issoudun devint en 1176 la propriété des rois d'Angleterre; Philippe Auguste voulut reconquérir cette ville qui lui était restée fidèle. Richard, Cœur de Lion, qui en était le possesseur, lit construire, pour la défendre contre les attaques de son royal ennemi, une forteresse redoutable. Cette tour, qui montre encore avec orgueil son front noirci par les ans, a la forme d'un cœur, depuis la base jusqu'au sommet; cette forme étrange fut inspirée, sans doute, par le nom du seigneur de la cité (3).

Cette tour symbolique a pour fondement la primitive Basilique de Noire-Dame, elle semble s'élancer triomphante du milieu de sus ruines; on dirait qu'elle y puise cette force qui en-

(1) Hist. d'Issoudun par M. Pérémi, chap. 26, page 272.

(2) Id. Ibid. page 274.

(3) Id. page 21r>-2r>0. - D'autres pensent |ue cette forme ,1 été imaginée pour donner moins de prise aux attaques de l'ennemi. L'une et l'autre pensée ont pu présider ? sa construction.

\. B. La Heine Blanche vint à issoudun et habita dans la tour, qui depuis fut appelée la tour blanche. (Hist, d'Iss. page 247).

Issoudun, dît l'histoire, formait le plus riche joyau de la dot. de Blanche de castille (id. ibid.) cette Princesse aimait beaucoup cette ville et s. Louis aussi. Ce pieux Monarque lui accorda de grands privilèges (id. ibid.). Issoudun fut une ville toujours très attachée à ses souverains légtimes, comme l'attestent ses annales. Presque tous les Rois de France, depuis le IX. siècle jusqu'au X.V1II, l'ont visitée et lui ont laissé des marques de leur munificence; Louis XIV fut de ce nombre (Hist. d'Is^. page 65-197).

Issoudun fut aussi très attaché à -a Religion, en même temps qu'il défendait le trône avec une extrême énergie. Depuis 1562 jusqu'en 1593, ses liai, liants combattirent avec une indomptable opiniâtreté et un invincible courage, pour leur foi et leurs autels; ils détruisirent, sans pitié, le temple prolestant qui, par surprise, -'.•tait érigé dan- leurs murs, et chassèrent impitoyablement l'hérése de leur sein; (Histo re d'Issoudun, chap. 1", page 170).

courage et cette majesté qui s'impose. Elle est là comme un phare qui éclaire, comme une puissance qui commande. Emblème du Cœur du Jésus, elle projetait son ombre protectrice sur la nouvelle église de Notre-Dame qui s'abritait jadis à ses pieds, (1) et sur la cité tout entière.

Le voile du mystère est déchiré! Nous comprenons maintenant les desseins de Dieu sur Issoudun. Destinant cette ville à devenir le berceau d'une œuvre, répandue à cette heure dans le monde entier, Il devait la préparer de loin à cette belle et glorieuse mission. Le Sacré Cœur de Jésus, source de la grâce et de la bénédiction, viendra poser son trône dans cette vieille cité des Xoldunens, et son image, comme un emblème de puissance et d'amour, planera audessus de ses murs et protégera ses habitants.

Son piédestal sera juste au niveau du sommet de cette tour remarquable qui, pur sa forme presque unique, en est comme le symbole.

Le temple antique de la Vierge, bâti sur les ruines de celui d'Isis, sera remplacé par une splendide Basilique dédiée, tout à la fois, au Cœur de Jésus et à Marie, sous le titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur. Ce nouveau nom aussi doux que profond, donné à la Mère de Dieu, exprime avec exaclitude et concision la mission providentielle qu'Elle doit remplir dans la diffusion de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Ce nom glorieux nous dit que c'est par son intercession toute-puissante que le Cœur du Sauveur nous est ouvert, et que c'est par ses mains virginales que les précieuses faveurs de ce Cœur sacré arrivent jusqu'à nous. Ce nom tout embaumé des parfums du Ciel, inspire la confiance la plus illimitée et relève le courage le plus abattu, parcequ'il nous dit que Celle qui le porte a un immense pouvoir sur lo Cœur de son Fils, qu'Elle possède la clef de ses divins trésors,

(1) A La place de cette ancienne Eglise de Notre-Dame s'élève aujourd'hui le Palais de Justice.

qu'elle sauve tous ceux qu'Elle protège, et qu'Elle sait faire triompher toutes les causes qui lui sont confiées, les plus délicates comme les plus désespérées?

Ah ! si la primitive Basilique de Notre-Dame à'Issoudun avait le privilège insigne de soustraire à la justice humaine les coupables de toutes sortes qui venaient s'y réfugier, que devons nous penser du glorieux Sanctuaire de Notre-Dame du Sacré- Cœur où la miséricorde et l'amour ont fixé leur demeure. Ce sanctuaire incomparable est devenu un asile de sûreté, un véritable lieu de refuge pour les cœurs ulcérés et découragés, pour les âmes pécheresses, déchirées ou meurtries, craintives ou désespérées, un rendez-voux universel où toutes les douleurs et les souffrances, où toutes les peines et les chagrins de la vie se rencontrent, pour demander la paix et le bonheur.

Notre-Dame du Sacré-Cœur abaisse sur tous les infortunés qui implorent son secours un regard maternel; Elle les met à l'abri du courroux du Ciel et les arrache à la fureur du Démon-, Elle désarme, en leur faveur, la justice divine, déchire la sentence de leur condamnation, plaide leur cause et obtient leur pardon.

0 pécheurs, qui que vous soyez, et quels que soient vos crimes ! venez vous réfugier, vous agenouiller, au moins par la pensée, dans ce sanctuaire privilégié; vous y trouverez un asile inviolable où la vengeance céleste ne saurait vous poursuivre; là coule la vraie Théols, c'est-à dire un fleuve de grâces, qui s'échappe du Cœur de Jésus et que Marie Notre-Dame du Sacré- Cœur, dirige vers nous pour nous purifier, nous fortifier, et nous guérir.

De nos jours, comme dans les siècles passés, Issoudun a vu, des foules, accourues de toute part, se presser dans ses rues, sur ses places publiques et aux pieds des autels, entonnant l'hymne du repentir, le chant de la prière ou l'action de grâce, et faisant monter jusqu'au ciel les louanges de Marie.

Ces grandes et solennelles assemblées d'Evèques et de Prêtres, présidées, au moyen âge, par les Légats du Pape, sous le regard de Notre-Dame d'Issoudun, n'étaient que le prélude de ces fêtes splendides qui, naguère, se tenaient dans nos murs. Qui ne se rappelle la consécration de notre Eglise du Sacré-Cœur, par le cardinal actuel de Paris, Mgr. Cuib^rt, alors archevêque de

Tours, le 2 Juillet 1864, où assistaient presque tous les successeurs de ces anciens Prélats, réunis en concile dans l'Abbaye. Qui ne se rappelle le couronnement de Notre-Dame du Sacré- Cœur, où Mgr. de la Tour d'Auvergne, environné de 15 évèques, et de 500 prêtres, fut désigné par le souverain Pontife, Pie IX, pour être son légat, dans cette imposante et magnifique cérémonie.

Qui ne se rappelle l'incomparable pèlerinage de 1873, formé pour ainsi dire, de tous les peuples de l'Eglise, et où se trouvaient 10 Évèques et abbés mitres, 600 Prêtres et 30000 étrangers, parcourant la cité, sous des dômes de feuillages, des arcs de triomphe, le chapelet à la main et la prière sur les lèvres-, l'enthousiasme était à son comble. Cette solennité était présidée par l'Eminentissime Archevêque de Bordeaux, Mgr. Donnet, dont l'un des prédécesseurs, Amat, avait été le représentant de Grégoire VII au concile tenu à Issoudun en 1084 (1).

Qui ne se rappelle encore ces groupes si nombreux de pèlerins que la France, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne et l'Angleterre envoyaient, chaque année, prier Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Si, du temps de S.1 Louis, « Issoudun était le plus riche joyau « de la dot de la Reine, sa mère, et si, pour cela, Blanche de Ca- « stille aimait particulièrement cette ville et la comblait de ses « faveurs » (2) ; aujourd'hui la Mère du Rois des rois, la Souveraine du Ciel et de la terre, la considère comme l'une de ses plus chères possessions, comme un de ses fiefs les plus précieux, comme un de ses domaines les plus sacrés où son amour a fait jaillir une source de bénédictions, a dressé son trône, accessible à tous ses sujets, où Elle se plaît à donner ses audiences et à répandre ses bienfaits sur tous ceux qui viennent les solliciter.

Si Louis XIV, touché de la fidélité des Issoldunois, qui, pour lui témoigner leur reconnaissance, lui remirent les clefs de leur ville, lorsqu'il vint les visiter en 1651, leur laissa des marques de sa royale munificence, et voulut en faire un peuple privilégié (3); que ne fera pas pour eux le Cœur adorable du Souve-

(1) Filius noster Amatus, Burdegalensis Archiepiscopus, unus erat de Legatis Romanae Ecclesiae a Gregorio septimo, praedecessore nostro, in Galliam destinatus in Exoldunens concilio etc. Dat. Turonis anno Domini Incarnat. 1097 (Hist. d'Issoud. chap. 5, pag. 79-80).

(2) Hist. d'Issoudun chap. 7, page 120, id. chap, 15, page 247.

(3) Quand Louis XIV vint à Issoudun, « les habitants lui donnèrent 'une raar- « que de cet inépuisable attachement dont ils turent le modèle unique dans l"hl-

rain Seigneur de toutes choses à qui ils ont dressé un temple magnifique et qu'ils ont établi le gardien, le maître de leur antique cité. Plus généreux que Louis le grand, Il ne les dotera pas seulement de vains titres de noblesse, Il ne se contentera pas d'attacher à leurs noms un rayon de sa grandeur, Il les comblera des trésors de sa grâce, et placera au milieu d'eux le centre et le berceau d'une œuvre admirable qui sera l'honneur, la gloire et la richesse du pays.

- !,-• jeune monarque, pour Leur témoigner sa reconnaissance, décréta que « ions leurs maires et leurs descendants jouiraient du titn- de noblesse. » issoudun fui toujours l'objet de sa prédilection. Quelques auteurs prétendent que ce fut ht Beule ville 'in royaume exempte du ban. de l'arriére-ban, taille h nstensille etc. tnisi. d'Issoud. chap. 12, page 205-209).

Page 1