CHAPITRE XVII
LE CCEl'It DE JÉSUS ET LA SCIENCE MODERNE (suite).
I. La science de la Physiologie, qu'on nous oppose, n'est, pour ainsi dire, qu'à son début.... Ses incertitudes sur la question capitale de la vie, sur le sang, sur le cerveau. — Systèmes el divergences des grands physiologistes 276
Pages
II. Quel est le siège des affections? Nouvelles divergences, nouveaux systè-
mes: les uns le placent dans le grand sympathique, les autres dans l'homme tout entier, d'autres dans le cerveau. Et le Cœur que fait-il? Le Cœur, dit Claude Bernar.l, est un instrument qui concourt à l'expression de nos sentiments, comme la main concourt à l'expression de notre volonté. — 11 ne reçoit ses; impressions que de la sensibilité.
— Observation sur ce rôle incomplet attribué au Cœur. — C'est dans le cœur et par le c ur que lame non-seulement manifeste mais produit ses sentiments. — Ils ne se produisent point dans les hémisphères cérébraux. — Le cœur ne fait que les manifester: ce que vaut cette affirmation de la science 228
III. Nous sommes avec les physiologistes qui regardent, comme l'organe gé-
néral des affections, le grand sympathique, et en placent le siège dans le cœur. — Exposé du système: 1° Pourquoi le grand sympatiqùe est-il le siège général de l'affectivité ou des affections de toutes sortes? — 2° Comment le cœur eu est-il l'organe propre et le siège principal? — Preuves et développements 285
IV. Pourquoi cette théorie physiologique nous parait-elle plus si'ire que la
précédente? — Elle satisfait l'instinct général et nous explique très bien l'influence du cœur sur le cerveau et du cerveau sur le cœur. — On voit que plusieurs agents concourent à la production de toute-; nos affections. — Les sens sont frappés, l'impression est transmise au cerveau, l'âme la perçoit; de là, la connaissance; le cerveau transmet lui-même au grand sympathique, et par lui au cœur, une impression conforme à cette connaissance. Et là, dans le cœur, avec le cœur, se produit une affection conforme à l'impression et à la connaissance. — Réaction du cœur sur le cerveau et du cerveau sur le cœur par la circulation du sang. — Influence des affections sur le cœur, di cœur sur le cerveau. — Comment le cœur fait-il l'éloquence? — Pourquoi, selon le mot de St. Grégoire, l'amour est-il une grande lumière? . 290
V. Nos contradicteurs n'opérant que sur la matière organisée sans tenir
compte du principe spirituel qui l'anime, leur science, privée des éléments voulus pour porter un jugement définitif, les amène cependant à accepter nos conclusions. Clau-le Bernard avoue que dans la surprise d'une douce émotion, c'est le cœur qui est immédiatement atteint, que l'amour t'ait palpiter le cœur réellement physiologiquement.
— Etant la forme du corps, l'âme sous l'influence du système nerveux, sent, aime et s'émeut par le cœur. Le cœur est donc le siège et l'organe de nos affections. — Sentiment du P. de Gallifet. — Il ne peut y avoir désaccord entre la vraie science et le Dieu des sciences , 293
VI. Résumé des merveilles aperçues dans le Cœur de Jésus. — Cœur d'un
Dieu, abime de perfections, siège et organe de son amour, source des Sacrements, cause méritoire de la Rédemption, partie éminemment noble de la Sainte Humanité du Sauveur, principe de sa vie naturelle, propulseur du sang qui a lavé nos péché?, siège de la charité infinie, de toutes les vertus comme de douleurs inexprimables, tel est le Sacré- Cœur, où tout est incompréhensible, parce que c'est le Cœur d'un Dieu. — C'est Marie qui l'a formé de son propre s, m . el c'est là qu'Elle puise toutes les grâces (|uc si-s mains répandent sur nous. - Bénie soit Notre-Dame du Sacré-Cœur! — Note — Eclaircissements . . . 297