A VOUS AUSSI, COMME À VOTRE SAINTE EPOUSE, GLOIRE ET AMOUR
ô saint Joseph, Ami du Sacré-Cœur !
Londres.
Mon Révérend Père.
Notre meilleur journal catholique anglais vient de publier le récit d'une guérison miraculeuse des plus extraordinaires. Elle a eu lieu dans un orphelinat fondé par un pauvre Capucin. Il y a là, à peu près, trente-trois orphelines, prises parmi les plus indigentes. A la tête de l'œuvre est une sainte femme qui n'a pour toute fortune que sa confiance en Dieu. Une des enfants était gravement malade depuis longtemps. Ses souffrances étaient telles qu'elle déchirait les habits de ceux qui l'approchaient. Trop jeune pour faire sa première communion, on lui donna l'Extrème- Onction. Elle en arriva à ne pouvoir plus voir, ni entendre, ni parler-, sa langue, horriblement enflée, sortait de sa bouche; enfin, on attendait ses derniers moments, quand elle remua une main et fit signe qu'elle voulait écrire. On lui donna un crayon et elle écrivit: «Je vois une belle procession d'hommes; à leur tête, « marche un vieillard qui porte une couronne et un lys. » Soudain, elle s'écria: «Joseph! Joseph!» se frotta les yeux, les ouvrit, joignit ses mains pour prier et dit: « Je suis guérie! Saint Joseph « est venu à moi, il m'a ordonné de me frotter les yeux avec son « lys, d'en manger et de prier. Je veux me lever et aller à la « chapelle le remercier devant l'autel. » On essaya de la retenir, de la calmer. Ce fut inutilement: elle se leva en s'écriant: «Je
« me porte très bien-, mais II m'a dit d'aller à l'Eglise, il faut « que j'y aille. »
A ce moment, arrivait le docteur dont la première question fut celle-ci : «Est-elle morte?» Pour toute réponse, l'enfant ellemême se présenta à lui en riant, et il en fut tellement saisi qu'il ne put parler pendant quelques minutes.
Je dois ajouter que la personne qui raconte cette guérison e>t allée voir l'enfant, et qu'étant seule avec elle, la petite fille lui a dit : « Madame, quand vous voudrez obtenir quelque chose «de saint Joseph, appelez-le « Ami du Sacré-Cœur,» et il ne «• pourra rien vous refuser. » L'Evèque s'est rendu, de son côté, auprès de l'enfant, et l'a admise à la première communion pour la fête de saint Joseph, en action de grâces de la faveur si éclatante que le grand Saint lui a accordée.
Maintenant, comme le titre « Saint Joseph, Ami du Sacré- Cœur » appartient plus spécialement, à votre Congrégation, ayant été donné par vous le premier à saint Joseph, j'ai pensé que cette relation vous intéresserait, et qu'elle serait de nature à édifier vos Associés, en augmentant leur amour filial envers Y Ami du Cœur de Jésus. C'est pourquoi je vous l'adresse avec bonheur.
Léonie Munster.