SCENE XIII
Les précédens , A Z A E L.
( La campagne se com're lentement de nuages ; leurs vapeurs enioitrent Abraham Un groupne détaché glisse auprès du Patriarche y ce gronppe porte fange Azaël : C ange brillant de jeunesse , dent à la main une branche d'olivier en or; il en touche Abraham. Le Patriarche , sans sortir du sommeil surnaturel dans lequel il est plongé . indique par plusieurs nunvemens qu'il est pénétré de la présence dun envoyé du Seigneur, )
A z A E li
m. Le ciel est irrité <tes forfaits Ae. la teire ;
9 va faire à tes jeux t'clatjr «a colère ;
}) Oui . les jjeii;>lcs d'K;5)pte et le peuple de Dieu,
M Par le fer ruoissoiiiufs , ravage's par le fiMi ,
» Voiii piésenter liipotôt le spoctable terrible
>t D'un déluge de sang et d'un détaktre liorrible.
» Aux pleurs du repenlir , un Dieu juste, mais bon ,
» Peut accorder «-iicnre ua gént-rcux paidon.
M Abraham, à tes vœux , ce Dieu sera propice,
■» Si tu ne crains d'offrir un nouveau sacriGce.
» La victime à tes yeux, viendra se présenter ;
■» Sans «icoiiler tou cueiir, frappe sans liésiter.
M D'un mortel dévoue , l'aveii^Ie obéissance
» Peut seule désarmer la céleste vengeance.
» Le sang... le tien, peut-être inondera ratitcl. .. .
» Obéis s ms murmure au\ lois de l'ËterDcl.s
(^V émotion d! Abraham est h son contble , ses traits fortement contra.:tés e.rpri/ncnt la situation pénible dt son ame. Il se reveille en sursaut et sort vivement de sa tente. )
ABRAHAM, égaré.
J'obéirai , oui. . . j'obéirai ! . . . Il porte autour dt lui des regards étonnés y mais Us nuagts se sont
dissipés. La vision a disparu. Tout est rentré dans F ordre na- Lirtl, et lorsf/uit s'élance vers fendrait où Fange lui est apparu , il ne voit que ses guerriers endormis , et a peine éclairés pur la lueur pâle et vacillante qui s'échappe des candalabres. Il rentre dans sa tente en cherchant à se rendre compte de ce qu^l vient déprouver. )