‹ Le sacrilégeChapitre 110 sur 141 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

LOUISE

Oui. Celui qui ouvrit était tout en larmes... C était le papa de la petite tille... « Ne pleure plus, dit le ramier, et viens avec moi...» Et il le mena chez la bonne fée... qui, elle aussi, était bien heureuse, car la nuit même on lui avait ramené son frère.

CLAUDINE

Qui était blessé !

LOUISE

Oui, mais on le transporta bien vite dans un séjour délicieux... il guérit presque aussitôt de sa blessure. Le papa de la petite fut employé dans le palais de la bonne fée... La petite fille eut les toilettes les plus merveilleuses, et denuis ce temps ce fut pour elle une joie continuelle et un songe charmant! et., et mon conte est fini... As-tu compris, Claudine?...

CLAUDINE

Il y a longtemps, va!... Le papa qui pleurait, c’est papa Lazare; leblessé, c’est M. Bernard... la petite fille, c est moi !... et la bonne fée, c’est maman Angèle... voilai

Elle embrasse Louise.

LAZARE

Oh! oui, une bonne fée! non-seulement elle m’a rendu .ma Claudine, mais elle m’a donné une place chez elle... car j’avais dû quitter la mienne; je n’avais plus la tète à moi! je lui dois le bonheur!... Elle peut disposer de ma vie !.... Allons, Louise, menez-moi cette enfant-là dans sa jolie petite chambre... moi, je vais faire ma ronde dans le parc, comme chaque soir...

CLAUDINE

Bonsoir, papa!

Elle sort avec Louise par la droite.

LAZARE

Bonsoir !

Il s’éloigne par le fond. Liieron reste seul.

Page 1