‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 95 sur 101 · SR TT CE · texte numérisé non relu

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quelques et il a été donné à cause d’une vague ressemblance avec rats ultivateur cet animal que possède une grosse montagne du voisinage. if cherchait {|

Le rivage a ici un aspect particulièrement farouche et

; le : e i n exem} rébarbatif. A quelque distance des Piles, nous avons y cut une

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laissé Gerrière nous la montagne des “ Maurice ”, la plus « mps après

haute de toute la rivière, montagne qui n’a pas l’air de plaisanter, qui se dresse tout d’un jet à mille pieds de hauteur, avec des protubérances formidabies, et tombe

presque à pic dans la rivière qui glisse, avec mille respectueux détours, entre ses énormes pieds.

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se rendre Nous avons remonté en outre le rapide du ‘“ Français ?, nstruction. nom donné en l’honneur d’un français de Normandie qui

est venu s'établir en cet endroit, il y a trente-deux ans. ade de la C’est là qu’il a vécu bien des années solitaire, n’ayant rien pourse distraire que la contemplation dela rivière Mékinac, qui vient déboucher dans le Saint-Maurice, un peu audessus du rapide. Ce français s’appelait Louis Vaujeois,

nom que la postérité lui conservera, très-heureuse de faire

qu'il y ait actionner oute sorte, ait qu’à les la cascade

sa connaissance.

mettre en

dalle, de LA MATAWIN cascade et | à An : | . pi à ln sort rapide du oo franchi, pe MON AUS pe s illimitée. Mékinac, nous tombons bientôt dans celui de Manigonse, Le qui est le plus difficile et le plus long de tous les rapides hi donnons- entre les Piles et La Tuque. Manigonse est un nom hi le ce nom. » sauvage, contraction de Ménahigonse, qui veut dire {.

“ tortue ‘ épinette blanche ”. Plus loin, nous remontons le rapide

de la Cuisse et nous atteignons l'embouchure de la Matawin, après un trajet d’une douzaine de milles, depuis la première étape.

La Matawin cest l’affluent le plus considérable du Saint- Maurice ; elle prend sa source au delà du lac des Pins, à l’ouest, et coule parallèlement au fleuve Saint saurent. Le spectacle offert par les rives escarpées et abrutes du Saint-Maurice, entre la Mékinac et la Matawin, est extrêmement saisissant. Cette derniè'e rivière débouche dans le voisinage de coteaux élevés, d’une physionomie sauvage et dure ; mais ne vous laissez pas tromper par ces apparences ; franchissez les coteaux et suivez les bords de larivière : vous y trouverez un terrain plat, très fertile et très favorable à la culture, jusqu à une grande distance, sur lequel pourraient s'établir plusieurs paroisses en succession. Tout ce pays est couvert de bois magnifiques ; il est coupé de petites rivières ct de lacs où le poisson abonde. Dans les vallons et dans les plaines il y a place pour de larges groupes de colons. On prétend que la vallée de la Matawin est en très-grande partie formée de terre aussi riche, aussi avantageuse à la colonisation que celle-. i même du bassin du lac Saint-Jean. Les cantons Brassard et Provost, entre autres, s’y sont rapidement développés. On peut dire que jusqu’au lac des Pins, à soixante et quelques milles de son embouchure, la Matawin et ses nombreux affluents présentent, dans toutes les directions, des lisières de terre longues de vingt-cinq,

trente et même quarante milles, où l’on peut rassembler

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des colonies considérables ; au delh de ces limites, vers le sud-ouest, on touche au lac Nominingue ; à l’ouest et au nord sont les grandes hlaines des rivières du Milieu et du Lièvre, vers lesquelles la colonisation s'avance aujourd'hui avec l'allure progressive qu’on à vrainement cherché à lui imprimer pendant de longues années de tâtonnements.

La miss'on de la Matawin ne renferme qu’une centaine d’Âmes environ, mais elle est destinée À un agrandissement rapide.

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