GARDAI A
Les juifs ont, à Gardaïa, un quartier à part, appelé Azkak el llioud; ils y vivent aux conditions dont nous avons déjà parlé. Le chef de leur religion prend le titre de cheikh. Ils ont une synagogue.
Les objets de fabrication indigène sont peu importants. Les femmes tissent des étoffes de laine : gandoura, bernous, léaïk, etc. Les juifs y sont orfèvres, armuriers, mais seulement capables de réparer les armes , serruriers , etc.
Il s’y fabrique aussi de la poudre , mais en petite quantité.
La ville est donc obligée de vivre du commerce qu’elle fait avec l’extérieur et dont les objets principaux sont :
Huile, qui vient de Bou Sa’da.
Blé et orge, du Tell.
Fèves, qu’ils récoltent.
Beurre , qui vient des Arabes.
Alun et henna , apportés de l’ouest.
Nègres.
Kermès.
Peaux tannées, nommées filali, qui viennent de l’ouest.
Chaussures.
Épiceries.
Poteries.
Cotonnades, qui autrefois étaient tirées de Tunis, et qui sont maintenant tirées d’Alger.
Les Arabes qui déposent leurs grains à Gardaïa sont :
Les Ouled la'k'oub.
D’ALGER A OUARGLA
Les Sa’ïd A’teba.
Les Mekhadma.
Tout aupr ès de Gardaïa sont les ruines d’une ville immense que les indigènes appellent Baba Sa’d. Elle était située sur une montagne. Ce n’est plus qu’un pêle-mêle de pierres de taille bouleversées; cependant on y remarque encore des bassins et des damiers , nous disait le Mzabitque nous avons interrogé. De nouvelles questions nous ont amenés à découvrir que ces damiers étaient des mosaïques. C’est là sans doute encore le vestige d’une de ces villes romaines que le temps a oubliées dans le désert.
MELLIKA.
Mellika , ville de deux à trois cents maisons , sur la rive gauche del’OuedMzab, au sud deGardaïa, est bâtie sur une montagne appelée Sidi A’ïça ou El A'rgoub. Elle est entourée d’une muraille défendue par deux tours. Elle a trois portes :
Bab el A’rgoub..
Bab el A’trach.
Bab el H'amidou.
Les tribus qui y déposent leurs grains sont des fractions des Arba’ et des Cliamba.
BENI ISGUEN.
Elle s’administre par une cijema’ sous les ordres de celle de Gardaïa.
Mellika est la ville sainte des Béni Mzab; le marabout' le plus vénéré du pays, Sidi A’ïça, y est enterré, et son tombeau attire une foule de pèlerins.
Elle a trois mosquées, dont une assez vaste. On n v trouve point de juifs.
BOU NOURA.
Bou Noura est à 400 mètres plus au sud; c’est la plus petite ville des Béni Mzab; elle a pourtant son enceinte surmontée de quatre tours. Ses trois portes se nomment :
Bab ei Sour.
Bab Béni Isguen.
Bab Mellika.
Elle est gouvernée par une djema’ sous les ordres de celle de Gardaïa. Peu de tribus y déposent leurs grains. Ses habitants cultivent ; sous ses murs , quelques jardins peu fertiles.
BENI ISGUEN.
Béni Isguen est à 600 mètres au sud de Bou Noura, sur la rive droite de l’Oued Mzab. C’est une ville un peu moins grande que Gardaïa, mais plus solidement bâtie.
D’ALGER A OUARGLA
Elle est entourée d’un rempart surmonté de cinq tours. Ses portes se nomment:
Bab Entissa.
Bab el R'arbi.
Bab el K'obli.
Les Mekhadma y déposent leurs grains.