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Qaer durch Afrika, I, p

4. Duveyrior, Rapport tur la mission des ChottSj B, S. G., 1875, I, p. i86. — Le Chalelier, Hev. scient, 1877, I, 659.

rhiver, ou seulement une crue descendue de TAtlas, et cette croûte saline se dissout, s'affaisse, se sépare en cristaux à demi solides, comme une neige à demi fondue. Elle se reforme lorsque l'eau a disparu de la surface.

Souvent aussi l'évaporation et le débit de la nappe souterraine se balancent, et le chott est dans un état d'humidité permanente. Ce n'est plus alors le sol dur que cache la croûte blanchâtre, mais des masses de boue salée et molle. Les grands chotts tunisiens ont été de tout temps de ces fondrières à réputation sinistre, et l'on trouve dans les auteurs arabes l'écho de la terreur qu'ils inspiraient. « A droite et à gauche de la route, écrivait le cheikh El-Tidjàni au xiv« siècle*, le terrain mou ne garde plus la trace des pas.... Si un homme vient à s'enliser dans le chott, les parties du sol qui ont cédé se rapprochent, et la surface redevient ce qu'elle était avant. > Dans le Melrhirh, les sebkhas d'Ouargla, de Siouah et du Fezzàn ', on rencontre aussi de ces étendues dangereuses où l'on mène les chameaux par la bride dans le sentier étroit que marquent des tiges de palmes, car tout ce qui s'écarte de la piste risque de s'engloutir. Le bas-fond qui renferme les oasis d'Aoudjila et de DjAlo est tout entier un terrain de sebkha mi-desséchée, mi-recouverte d'une mince croûte tremblante; le sol est tellement imprégné de sel, que tous les puits de Djâlo et presque tous ceux d'Aoudjila contiennent une eau amère qu'il est impossible de boire' Ce n'est pas la moins curieuse conséquence du climat saharien, que l'existence de ces fondrières sèches en apparence, où l'on peut disparaître comme dans les sables fluides des grèves.

Il est iine forme de chott plus singulière encore. Ce n'est

1. Voyage dans la Régence de Tunis, trad. Rousseau, Jour». Asiatique, iSii^, 11, p. 196.

2. Duveyrier, art. cité, p. 489. — Roche, Hev. scient., i880, !l, p. 506. — M. von Beurmana, Mittheil., Erganz. H, p. 70. — Rohifs, Drei Monate in der Rbysehen Wûste, p. 189.

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