‹ Le SaharaChapitre 120 sur 346 · Barlh, Reisen, V, p · texte numérisé non relu

Barlh, Reisen, V, p

5. El-Bekri {Description de l'Afrique <epC., trad. de Slane, p. 39â) et Ahmed-Baba, le savant de Timbouctou dont Barth a rapporté la chronique (traduct. Zeitsch dur morgenlànd. Gesellsch,, t. IX, p. 5â6), ne laissent aucun doute à ce sujet. Ghana était située dans le Baghena ou Bakounou, pays fertile traversé par Lenz et situé à Touest du coude du Niger (Timbouctou^ II, p. 249 et suiv.).

6. Sansandig a été à l'origine une ville soninké (Barth, V, p. 515}.

figure dans le vocabulaire d'une race qu'on trouve établie il la fois dans le Soudan et le sud du désert?

Quant à l'apparition tardive du chameau en Afrique, ce n'est pas un argument. L'Amérique n'a pas changé de climat parce que le cheval y prospère aujourd'hui. Du reste, l'origine du dromadaire de l'Afrique n'est encore rien moins qu'élucidée. Barth, MM. Duveyrier, Fischer, de Tchihatchef le croient venu d'Asie, sans être d'accord d'ailleurs sur la date de cet événement*; ils sont contredits par Ritter, M. Rohlfs, le général Faidherbe. Sans doute, le silence des historiens est une raison de croire que le chameau domestique n'a pas été connu dans l'Afrique mineure avant l'époque de Juba'. « Mais pourquoi, demande Ritter', n'aurait-il pas vécu à l'état sauvage dans le Sahara central? M. Rohlfs distingue formellement du chameau nord-africain ou arabe, le < chameau africain ou méhari^ dont la patrie d'origine est le Sahara central'. » Aux naturalistes de trancher la question et de dire s'il y a ou non entre le dromadaire arabe et le méhari une différence telle, qu'elle ne puisse s'expliquer par une acclimatation de plusieurs siècles.

Preuves g(^ologiques , — Un changement de climat est avant tout un événement géologique, dont le sol doit avoir gardé les traces. On cite à ce sujet la diminution de la fontaine de Cyrène, la disparition d'autres sources encore reconnaissablés à leurs dépôts gypso-calcaires ; les ainrmita, ou puits morts, qui se comptent par centaines dans le ^ahara algérien ; la découverte, faite près de Khargueh, de feuilles de chêne vert et de roseaux enfouis sous une couche de tuf, et d'une

i. Barth dit que le chameau a été connu dans TEst de l'Afrique dès l'époque des Ptolémées {Reisen, I, p 215) M. Duveyrier, sans donner ses raisons, parle duiii^ou iv» siècle de notre ère (our. cité, p. 2S1), M. Fischer du lor siècle, M. de Tchihatchef des environs de Tère chrétienne (unknown unlil near the Christian era, art. cité, p. 633).

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