‹ Le SaharaChapitre 121 sur 346 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

caverne de stalactites dans le plateau aride qui sépare Farafrah du Nil. Enfln, le nombre énorme de fulgurites ou tubes vitrifiés qu'on trouve dans le sable du désert libyque, fail croire que les orages étaient plus fréquents qu'autrefois, et M. Fischer cite* la conclusion de M. Zittel : « Nous avons ainsi la preuve que le Sahara n'est devenu qu'à une époque récente un désert inhospitalier. » Ce qui frappe tout d'abord, c'est l'extrême pauvreté de ces preuves. Comment, voilà toutes les traces qu'aurait laissées la grande révolution climatérique qu'on nous représente si rapprochée de nous? La fontaine de Cyrène a diminué de volume*, mais pourrait-il en être autrement après le déboisement et la dévastation de la Cyrénaïque au moyen âge? Quelques sources ont disparu : mais à quelle époque? Quand ce serait dans les temps historiques, cela ne prouverait encore que l'abaissement local d'une ou deux nappes d'eau. Les puits morts ne nous fournissent aucun indice certain, car ils s'expliquent souvent de toute autre manière. « Quand les pâturages manquent dans leurs environs, écrit M. Fourcau', nul n*y vient avec des troupeaux, et, par conséquent, personne n'a besoin d'y boire ni de les curer. Le vent violent de ces pays a vite fail d'apporter quelques mètres de sable qui vont absorber el remplacer au fond du puits la couche liquide habituelle. Que la végétation reparaisse ensuite dans la région, après une pluie bienfaisante, on nettoie le puits et il revient à la vie.i» On voit combien il est difficile de tirer une conclusion précise de Tétat actuel des puits sahariens. Restent les trouvailles faites dans le désert libyque. M. Fischer s'appuie sur une phrase de M. Zittel, et l'opinion de ce géologue, qui est en même temps un témoin oculaire, est certainement d'un très grand poids. Mais en l'invoquant. M, Fischer a vrai-

i. Znr Frage der KUma-Aenda-ung in der nùrdlichen Sahara, MiM^eiL, 1883,

2. Barlh, Wanderungen dureh die Kiisienlàndery etc., p. 425, 504. — Roblfs, Von Tripolis, etc., I.

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