‹ Le SaharaChapitre 131 sur 346 · Roche, Études géoL Ouv. cité, p · texte numérisé non relu

Roche, Études géoL Ouv. cité, p

tf. Voir pour les oued de Djofra, Rohlfs, Kufra, p. 1j3, etc.; pour le Sahara occiëental, Douls, B. S. G., 1888, p. 454 et suiv.

pluies, paraît à peu près vierge d'érosions contemporaines.

L'effet des pluies temporaires est le même dans les autres déserts. Aux oued du Sahara correspondent les lits de rivière du Kalahari, les « Dry-Wash » encaissés du désert de Colorado'. L'érosion est manifeste dans le désert arabique. A chaque pas, les roches, tantôt lavées, polies, creusées en marmites profondes, tantôt rongées et percées à jour comme une éponge, témoignent de la violence passagère des eaux', t Nulle part écrit un géologue, nous n'avons trouvé en Syrie l'érosion aussi grandiose que dans les omdi de la Palmyrène' ». Quant à la force érosive de certaines pluies sahariennes, on en a une idée par ce fait, qu'après une crue, les Touareg ont pu semer des céréales dans un endroit où, la veille, la terre végétale manquait \ Minime quand on le compare à l'œuvre prodigieuse des temps passés, le travail intermittent des eaux est donc fort appréciable encore, et les montagnes du Sahara comptent parmi les pays où l'érosion est active de nos jours.

A ce travail mécanique s'ajoute une action chimique. L'eau de pluie au désert est souvent très riche en acide carbonique^ : elle dissout et entraîne le calcaire pur, le sel, le gypse, si répandus à la surface du Sahara. En certains endroits l'aspect du sol est tel, qu'on dirait qu'il y est tombé, non de la pluie, mais des acides. On a observé au Mzab des pertes de substances circulaires, profondes de un à deux millimètres et larges de douze, abords si franchement taillés à pic, qu'on les croirait obtenus à l'emporte-pièce*. Ail-

i. Lnt. Wheflers Exped., MUlh., 1876, p. 411. 2. Schweiûfurlh, Mitth,, 1877, p. 387.

3 D> Cari Diener, Libation^ p. 353.

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