En tout environ 47 SOO kil. carrés. {Kufra, p
C'est au loin, dans les montagnes du Ouadjanga, où il pleut chaque année au dire des Arabes, qu'il faut probablement chercher son origine ». Une nappe analogue fertilise le Borkou, ce groupe d'oasis situées au nord-est du Kanem. « Il sufCt, dit Nachtigal, de gratter la terre pour trouver l'eau. » A Galakka, un ruisseau d'eau vive jaillit d'une colline de sable. Ces richesses viennent sans doute des monts du Tibesti, dont la haute silhouette se dresse à l'horizon *.
Il existe au Sahara de vraies nappes artésiennes. A Serdélès, dans la plaine de Rhât, et à Timassinine, au pied de la hamada de Tinghert, un filet d'eau monte ainsi de lui-même à l'orifice des puits '. L'antique fontaine de Ghadâmès (Cydamus), jaillissant dans la région la plus basse de la grande hamada tripolitaine, déverse sur 73 hectares une eau thermale * qui vient d'environ 120 mètres de profondeur. Dans le Sahara algérien, ce ne sont pas des sources isolées, mais de véritables lignes d'eaux artésiennes qui se révèlent. L'une d'elles, simplement ascendante, alimente au milieu de l'Erg le cordon d'oasis du Souf ; une artère plus abondante, connue sur environ 25 kilomètres, jaillit avec force au travers des terrains quaternaires dans le bas-fond d'Ouargla, où elle mêle ses eaux à celles de la nappe superficielle *. Plus au nord, on trouve sous les mêmes terrains, à une profondeur de 65 à 75 mètres, la magnifique nappe jaillissante de l'Oued-Rirb. Sur 120 kilomètres, de Tougourt à Ourîr, les puits naturels ou forés de main d'homme se succèdent, et les colonnes d'eau s'épanchent ou retombent en volute, en donnant naissance à un ruisseau murmurant. D'où viennent ces masses liquides? D'après certains géologues, c'est loin dans le