‹ Le SaharaChapitre 164 sur 346 · Nachtigal, H» p. 127 et suiv · texte numérisé non relu

Nachtigal, H» p. 127 et suiv

S. Duveyrîer, ouv. cit, p. 59, 6Î. — Flatlera, p. 45.

4. 290 G. en hiver et au bord (Vatonne, Miss,, p. 268); 33» C. en juin» température prise au milieu du bassin. (Rohlfs, Querdurch Afrika, I, p. 70.)

5. Rolland^ Orogr, et hydrogr, duSah. alg,, Bull, Soc. géog.y 1886, p. !IS4.

Nord, aux affleurements des couches redressées dans les mootagnes de TÂtlas, que ces eaux se sont infiltrées dans

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Profil transversal de TOued-Rirh par Ourlana.

(D'après M. Rollamo.)

les plis du terrain crétacé '. Peut-être aussi les nappes de rOued-Rirh et d'Ouargla font-elles suite à celle de Timassinioe, et proviennent -elles des pluies tombées dans TAhaggar *.

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Profil transversal de la région d'Ouargla.

(Diaprés M. Rouaiia.)

Les nappes artésiennes abondent dans le terrain crétacé au pied de l'Atlas de Constantine, et se font jour soitj aux

1. Ville, Voyage d'exploration dans le$ bassins du Hodna et du Sahara^ p. ÎU.

S. « On oserait répondre par rafôrmative si on était certain que la nappe de Timossinine passe sous les escarpements crétacés. > (Roche, Rapport géologique, Docwnents relatifs, etc., p. 217.)

affleurements des roches crétacées*, soit au travers des terrains quaternaires *. Telle est l'origine des eaux qui alimentent Biskra, et des belles sources qui arrosent les oasis des Zibàn, du Nefzaoua et du Djerid*. Les regards d'eau profonde qui percent de loin en loin la croûte salée du chott sont souvent de véritables colonnes d'eau artésienne, qui se font jour à travers les sédiments du fond. La mission Roudaire a sondé une de ces cheminées naturelles, en face du seuil de Kriz : à 25 mètres, les eaux, d'abord salées, étaient déjà devenues presque douces, et bien qu'on n'eût pas traversé la couche d'alluvions tout entière, la nappe du fond jaillissait déjà à 12 centimètres au-dessus du sol*.

Dans le Sahara oriental, des sources artésiennes coulent de temps immémorial. Les anciens ont connu et célébré ce curieux cordon d'oasis qui, de Thèbes à Jupiter Ammon, s'égrènent à l'ouest du Nil. La plus méridionale, Khargueh, possède au moins 70 sources, toutes thermales et jaillissant avec force; le flot que certaines d'entre elles déversent suffit à former un ruisseau de trois kilomètres de longueur*. Trente ou quarante sources bouillonnent aux environs du Kasr ou chef-lieu de Dakhel : « La masse des eaux, écrit M. Zittel, est vraiment prodigieuse, car le forage de nouveaux puits ne diminue pas le débit des anciens^. > Les sources artésiennes reparaissent à Farafrah, à Baharieh; elles donnent à Siouah un aspect enchanteur. M. Rohlfs a raconté sa surprise, lorsqu'après avoir gravi une haute dune, il vit à ses pieds la forêt fraîche et sombre où les oliviers mettaient des taches claires

1. Temp. 23» à 29o C. (Ville, ouv. cité p. 208 et suiv. — Jus, Ltt oasù du Zab^ Batna, 4883, i«, p. 20).

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