Ibid., p
daate — il y a environ 500 puits — à 12 et 20 pieds de profondeur sur la route de Vieux-Dongola au Dar-For\ montre que les eaux souterraines ont en effet une tendance à se déplacer des confins du Soudan vers le nord, t Un léger renflement des couches crétacées arrête l'écoulement de la nappe vers la Méditerranée, et Teau s'accumule entre des marnes imperméables comme dans un im« mense réservoir». »
Un coup d'oeil sur les oasis égyptiennes explique pourquoi elle remonte à la surface du sol. Lorsqu'on arrive à Farafrah par le plateau uni- ^ forme qui s'étend à l'ouest du Nil, on se trouve ^ brusquement en face d'un précipice. Le plateau £ calcaire é ventre domine en falaise de 170 mètres I, le fond marneux de l'oasis*. Au nord, à l'ouest, s la même muraille, plus haute encore, se voit à ^ l'horizon : Farafrah est une cuve aux parois verticales, ouvertes seulement vers le sud. Baharieh
j||| ^ en est une autre, moins profonde. A Khargueh, ^ à Dakhel, le mur manque à l'ouest, mais le plateau
^ surplombe l'oasis à l'est et au nord ^. de 340 à £ 400 mètres. Siouah, Aradj et les petites oasis voisines sont également des cuvettes dont le fond est à 200 ou 300 mètres en dessous des escarpements du plateau de la Marmarique'. Qu'arrive-t-il? t La nappe d'eau se trouve dans les oasis sous une épaisseur de roche de 50 à 100 mètres, ce qui équivaut à une pression d'environ 20 atmosphères;