Dès l'âge pliocène (Rolland, Géol., p. 161 et suiv
3. Roche, Rapport géologique, Documents relatifs d la mission Flatlei's, p. 214 et suiv. — Rolland, Sur le terrain crétacé du Sahara septentrional, p. 539 et suiv.
4. Roche, La mission tramsaharienne. {Rev, scient., 1880, H, p. 508.) — P. Mares, Bull. Soc. GéoL, 1856-1857. p. 534 et suiv.
5. Altitude du puits d'Edéri, 217 mètres, d'après la carte Lannoy de Byssi (feuille 12), 270 mètres d'après celle de Luddecke (1890, feuille 1).
et large de 200, élève tout d'un bloc jusqu'à SOO et 600 mètres ses strates régulières, légèrement inclinées vers le sud-ouest*. Son flanc nord, déchiqueté par Térosion, tombe partout à pic sur la plaine tripolitaine ; lorsqu'on aperçoit, de la côte, cette longue ligne courbe de falaises, on a Tillusion d'une chaîne de montagnes : c'est le Djebel^,
Dans le Sahara de Constantine, les terrains largement ondulés forment une cuvette immense, dont une série de plateaux calcaires disposés en fer à cheval représentent les
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Profil approximatif Nord-Sud du Sahara de Conslantine.
bords. Le fond de cette cuvette s'élève lentement vers le sud; même au delà du plateau de Tinghert, l'altitude des bas-fonds ne cesse pas de s'accroître jusqu^au Tasili et à TAhaggar*.
L'Igharghar, un de ces courants quaternaires qui furent moins des fleuves que des nappes d'eaux torrentielles, a sillonné jadis cette contrée, depuis le Sahara central jusqu'au pied de l'Atlas. Ses eaux, grossies des Ighargharên, torrents dont on voit encore, dans le Tasili, les entailles profondes*, se sont creusé au travers du plateau deTinghert un lit large parfois de deux à trois heures de marche, et dont les berges sont si hautes qu'on leur donne le nom de djebel'^. L'oued
1. Barth, ReUen, l, p. 145. Mircher, Rapport, Mission de Ghaddmés, Paris, 1864, p. 83. Vatonne, ibid., p. 239 et suiv., etc.
2. Bartb, I, p. 15 et suiv. Vatonne, ouv. cité, p. 230, évalue à 713 mètres l'altiludo du kasr Djebel (château de la montagne).
3. Béringer, Rapport, Documents relatifs à la mission Flatters, p. 117.
i. Le ravin de l'oued Tedjoudjelt a jusqu'à 200 mètres de profondeur (Béringer, Documents relatifs à la mission Flatter s, p. 83).
5. Rohirs, Reise durch Marokko und dureh die grosse Wûste iiber Rhadames nach Tripoli. Norden, 1884, i^ édit., p. 228. La mission Flattors a traversé IMgharghar en amont : le lit avait 2 kilomètres de large, les berges 40 à 7.5 mètres de haut. (Béringer, Rapport, ouv. cit., p. 109.)
Mya, qui descend du Tademayl, est un autre grand couloir aujourd'hui à sec, dont la ramure d'aflluents inaonibrablcs ' a entaillé en tous sens la surface des plateaux calcaires de l'ouest. Il rejoignait l'Igliargliar par le bas-fond d'Ouargla,
Coupe ds l'Igbarghar dans la Hamftda de Tinghert.
— véritable estuaire où quelques débris de plateau qui se dressent çà et là comme des bulles solitaires, Icnioignent de la puissance des eaux qui ont tout nivelé autour d'eux ', — et l'on retrouve plus loin, sous le nom d'oued Hirk, le couloir d'érosion où les deux grands fleuves réunis s'épanchaient entre deux falaises de grès rougeàlre vers la dépression des chotts. Le Sahara oranaJs présente une orientation différente. Le manteau de saliles et de limons, également coupé d'érosions profondes, se trouve près de l'Atlas à plus do 700 mètres' — la hauteur des moyennes Vosges — et s'incline en pente très douce vers le Gourara.
Au sud des terrasses qui jalonnent le pied de l'Atlas, le Sahara occidental se maintient en longues ondulations entre 200 et 400 mètres, rehaussées ^à e[ là par des saillies de plateaux plus élevés', que l'érosion a découpés en inonta-