‹ Le SaharaChapitre 187 sur 346 · Drei Monaie, etc., p. ii · texte numérisé non relu

Drei Monaie, etc., p. ii

i. Cheikh-beQ-Boudjema, un des guides de la mission Flatters, a fait le trajet de Hassi-Ghourd-Oulad-Yaïch (à Touest d'Aïn Taïba) à Hassi-Insokki, soit environ 300 kilomètres en deux jours.

5. Cette description s'applique de tous points au chameau du Tibesti et de TËnnedi (Nachtigal, I, 4i5).

6. Cette race même varie d'ailleurs selon la région qu'elle occupe. Les chameaux de la côte tripolitaine sont des hôtes abâtardies en comparaison de ceux de la montagne Noire (Nachtigal, I, p. 35).

Le chameau n'esl pas d'ailleurs l'animal le plus sobre du désert. Comme tous les animaux d'organisation sup/'rieure. il a besoin, à un moment donné, d'une forte quantité d'eau : il en absorbe plus de cent litres à la fois après neuf jours d'abslinence'. Chez les animaux comme chez les plantes, le maximum de résistance se rencontre chez les organismes d'ordre inférieur. Parmi les vipères, les couleuvres, les caméléons, les lézards gris et noirs, les grands ouranes' longs

Chameau arabe et méhari.

d'un mètre, et tous ces autres reptiles qui composent, loin déa oasis, la faune habituelle du désert, il en est, sans aucun doute, qui passent des mois entiers sans contact avec l'eau. M. Rohlfs a rencontré des lézards au milieu de l'aride Hamada Rouge '. Un serpent de plusieurs pieds, Coetopeltis insignita. a été tué sur une roche solitaire qui émergeait de l'océan des sables, à cent lieues à l'ouest de Dakhel. De quoi vivait-il ? Peut-être d'oiseaux de passage qui tombent épuisés sur le sol du désert. Il n'avait dans l'estomac que quelques grains de sable'. On ne sait ce qu'il faut admirer

). Uircber, ouv. cit., p. 131.

2. Ce sont les crocodiles de terre, loDgi de Irais coudées, dont parle Hérodote. (Htit., L. IV, cxcii.)

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