Qa«r dureh Afrika, 1, p
(. Drei Monata, p 169.
davantage, de la ténacité de la plante à croître sur un roc sans humidité, ou de la force de résistance du reptile, qui vit pendant des mois entre le soleil ardent et le sol embrasé.
LES LOCALISATIONS d'eSPÈCES
Si forte que soit Faction du climat sur les êtres vivants au désert, ce n'est pas lui qui y règle la distribution des espèces. 11 n'est pas de voyageur qui n'ait remarqué au Sahara de grands espaces accaparés par quelques familles végétales. Toute la plaine située entre El-Outaïa et le Djebel- Sfa, au nord de Biskra, est ainsi peuplée par une vingtaine d'espèces, représentées par des milliers d'individus *. Parfois même toute une steppe de verdure se compose d'une seule plante, reproduite à l'infini. Telles sont les mers d'alfa des hautes plaines algériennes; il est des régions sahariennes où le drine, le domrân^ s'étalent à perte de vue*. Le hâd et le diss. forment à eux seuls les pâturages de Koufra '. La végétation qui tapisse certains gassi de l'Erg est uniquement composée de neci*, La plaine caillouteuse {reg) qui s'étend à l'ouest de Timassinine ne porte que du domrân. Plus loin, on ne trouve que des gommiers sur le reg de l'Igharghar *.
Ces localisations curieuses ne sont pas l'œuvre du climat ; elles sont déterminées par la nature du sol. Cette action du sol est peu sensible en Europe, où tant d'espèces végétales se disputent la place; mais au désert, dans ce milieu défavorable, où un petit nombre de plantes soutiennent pour l'existence une lutte inégale, il suffit d'un excès de