‹ Le SaharaChapitre 195 sur 346 · BerUielot, Mém, Soc, d*eihnoL, l, p · texte numérisé non relu

BerUielot, Mém, Soc, d*eihnoL, l, p

î. Rohlfs, Von Trip. nach Alex., H, p. 122.

3. E$$ai de grammaire de la langue tamaehelf, Par., 1860, p. 29.

4. Compar, d*un vocabulaire du dialecte des Zenaga du Sénégal avec Us vocabulaires des Chauna et des Beni-Mzaby Paris, 1879, p. 1.

reconnaître des autochthones dansTOued-Rirh. « Les Rouara proprement dits, écrivait-il, ont la peau presque aussi noire que les nègres, et quelques-uns des traits de la race nègre. Toutefois ils différent encore essentiellement des peuples nigritiens... La population autochthone de TOuad-Rirh marque la transition de couleurs et de traits entre la race blanche et la race noire*. — Il n'est pas douteux, écrit Barth à son tour *, que le Fezzân n'ait eu dans l'antiquité sa race particulière... La langue primitive de cette race s'est perdue et à part son teint foncé el ses particularités physiques, quelques noms rappellent seuls son origine centre-africaine... Les anciens nous font entrevoir que les Berbères n'atteignaient pas les limites du désert, mais que leur domaine était borné par des régions occupées par des noirs. Ouargla appartenait sans aucun doute aux noirs de l'Afrique centrale, de même que le Touât. »

M. Duveyrier adopte la théorie de Barth et en augmente encore la portée. Il conflrnie d'abord les observations de Barth en ce qui concerne le Fezzân. D'après la tradition, dit-il, « les plus anciens habitants étaient des Berâouna, nom sous lequel les Arabes confondent tous les nègres du Bornou, aussi bien que les Teboù. La dynastie la plus ancienne qui ait gouverné les Berâouna est celle des Nesoûr^ originaire du Soudan. Elle régnait à Tràghen. Si les anciens Garamantes étaient d'origine nigritienne, la tradition serait d'accord avec l'histoire, et les Berâouna du Fezzân seraient identifiés avec les Garamantes. Si on constate qu'à Tràghen, comme à Djerma, comme dans toutes les oasis du Fezzân, le sang noir domine, le doute n'est plus permis, et l'on est porté à croire que Garamantes, Berâouna et les sujets des sultans Nesoûr appartenaient à cette race noire qui existe encore aujourd'hui sur les lieux. Dans le Fezzân méridional,

1. Origines et migrations des prineipales tribus di l'Afrique septentrionale^ Paris, 185.3, i», p. 305.

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