‹ Le SaharaChapitre 196 sur 346 · Reisen, I, p. 21"! et sui · texte numérisé non relu

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d'ailleurs, on retrouve à chaque pas des noms de lieux appartenant à la langue du Bornou \ »

Puis, M. Duveyrier étend ces conclusions au Sahara tout entier : « Des nègres, dont quelques-uns sont encore en place, mais dont la masse a été refoulée, ont occupé le Sahara avant toute autre race ^ » Il considère donc les habitants à teint noir de certaines oasis comme « les derniers rejetons de ces races noires indigènes ' », et leur attribue toutes les traces de civilisation antique qui ne sont ni égyptiennes ni romaines : « Il est désormais à peu près certain, qu'à une époque très ancienne, a régné dans tout le Sahara une civilisation nègre très avancée pour l'époque, et que cette civilisation a doté le pays de travaux hydrauliques remarquables, de constructions distinctes de toutes les autres, de tombeaux qui ont partout le même caractère, de sculptures sur les rochers qui rappellent les faits principaux de son histoire. »

M. Largeau, à son tour, dit avoir rencontré une race nègre aborigène dans le village de Ngouça, oasis de l'Oued- Rirh *. M. le D' Weisgerber, observant dans les mêmes parages, admet que « les peuples primitifs du Sahara algérien étaient nègres, et que leurs descendants se sont alliés avec les peuples berbères de la première invasion ^ » . M. E. Reclus admet en partie^, M, Mercier sans réserve ' l'extension pri- I raitive de la race nègre dans le désert. Selon M. Fréd. MûUer,

; € les nègres sont les véritables aborigènes de l'Afrique du

Nord-Ouest' ». M. Robert Hartmann assimile les aborigènes aux Garamantes, et les Garamantes aux Têda ou Teboû, qui

i. Les Touareg du Nord, p. 27ft-8.

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