‹ Le SaharaChapitre 201 sur 346 · Barth, p · texte numérisé non relu

Barth, p

5. Barlh, p. 311. — Ibn-Khaldoun, Histoire dîs Rerbéres, II, p. i09. -— Makrizi, traduct. Hamaker, Speeimen cMalog., Leyde, 1820, i^, p. S08-9.

6. Et-Tidj&ni, Journ. asiat., i8o2, II, p. 158. — Ibn-Khald„ ouv. cité, II, p. 96 .

grande distance, élaient sans doute presque indépendants et leur fonction héréditaire, car la tradition a conservé le souvenir de la dynastie bornouane des Nesoûr *. » Ainsi s'expliquent, par cent cinquante ans de domination nègre, les points de contact du Fezzân avec le Bornou; on ne saurait donc y trouver un indice au sujet des races primitives du désert.

Les textes anciens ont été invoqués par M. Duveyrier. c Pline, appelant Gétules Dariens et Éthiopiens Daratites les habitants du bassin du Dhràa^ établit qu'au i^^ siècle de notre ère, des rameaux de ces races noires indigènes, dont les derniers rejetons vivent maintenant dans TOued- Rir, le Nefzâoua et le Fezzân, peuplaient alors aussi le Sahara marocain, et en partie les rives du Dhrâa... Il y a, sinon une certitude absolue, du moins une certaine vraisemblance^ à ce que les sculptures du Soùs aient été gravées par uoe branche de la famille Wakorê, de la race mandingue, dont les Latins ont parlé sous le nom d'Éthiopiens Daratites *. » L'argumentation de M. Duveyrier repose sur l'emploi du mot Éthiopien par Pline. Mais pour que ce terme eût la portée qu'on lui prête, il faudrait pouvoir lui reconnaître un sens net et précis : or il ne l'a jamais eu.

Qu'est-ce au juste que ce mot d'jElhiopes? Il vient sans doute d'alôoç, brûléy et d'w^, visage, bien que Brugsch hésite à lui donner cette origine. Il signiOe donc les faces brûlées, et c'est bien ainsi que les Grecs l'ont compris '. Dans la pratique, le mot a eu deux sens. Tantôt c'est un nom propre qui désigne les habitants de la région du Haut-Nil, au sud de l'Egypte, et l'appellation d'Ethiopie est restreinte à cette partie de l'Afrique; tantôt il a un sens tout autrement large

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