Ibn-Khaldoun, ouv.cité, \\, p. 36, 58, 13, etc
3. Faidherbe, Le Zanaga d tribus sénégalaises, — Les Lemtouna, d'après BarUi, sont complètement dispersés (zersplittert) : leurs restes vivent aux environs de rAdrar et parlent arabe. (Reisen, V, p. S60, 561.)
i. Barth. tôW., V, p. 540. — Faidherbe, ibid. — NachUgal : Voriaufig anmôglich, zwischen arabischen und berberischen Bcstandtheilen zu unterscheiden (ouv. cité, II, p. 342). — Lenz, ritii6., II, p. 130, etc.
noirs. Il n'est pas temps encore de dire quels furent les aborigènes du Sahara. Ceux mêmes qui paraissent avoir le plus de droits à ce titre, les Téda du Tibesti, ne sont encore rattachés à aucune souche. L'illustre voyageur qui les a découverts s'est bien gardé de se prononcer. Leur langue les éloigne des Berbères, dont ils se rapprochent par le physique ; elle diffère également des idiomes du Soudan *. Peut-être faut-il rapprocher les Téda de ces autres peuples énigmatiques, Peulhy Mombouttou, Bedja, Somali, qui, comme eux, ne sont ni nègres ni berbères, et voir en eux les restes d'une troisième race africaine, que les guerres etles migrations auraient dispersée*. Mais tout cela n'est encore que conjecture.
Aussi bien ces recherches ne doivent-elles pas faire perdre de vue une étude plus féconde. Les aptitudes d'un peuple ne s'expliquent pas par le seul fait de descendre de tel ou tel ancêtre. A côté de l'origine plus ou moins différente de ces hommes du Sahara, il est une chose qu'il importe au moins autant de connaître : c'est l'éducation physique et morale que le sol et le climat leur ont donnée.
1. Steht den Sudan-Idiomen ziemlich f^chlossen gegenûber. (Nachtigal, ibid., n« p. 209.) Tout ce que Ton peut dire, c'est que les Tedà, les Dàza du Borkou, les habitants de TEnnedi et les Zoghawa du Dar-For, forment un groupe linguistique à part
S. R. Hartmann, Die Nigritier, p. 476. — Schweinfurth, Im Herzen wm Âftika, \\, p. 108. — De Grozals, Lt$ Peulht, p. 95.