‹ Le SaharaChapitre 213 sur 346 · Dr Anderlind, Oest. Met. Zeitsch., 1888, p · texte numérisé non relu

Dr Anderlind, Oest. Met. Zeitsch., 1888, p

goulettes de terre poreuse, qui deviennent d'autant plus fraîches que Taîr est plus sec, et qu'elles se trouvent dans un courant d'air. Le corps, refroidi sans cesse et du reste fortifié par l'action tonique des nuits sahariennes, garde malgré la chaleur sa faculté de travail. René Caillié, M. Rohlfs et d'autres ont pu traverser les hamadas, escalader des falaises, à pied sous le soleil de juillet ^ c J'ai moins souffert de la chaleur au Sahara qu'à Kouka, déclarent Rohlfs, Nachtigal. Les hautes températures sont mieux supportées au désert qu'au bord de la Méditerranée '. » De même, les chaleurs de l'Australie du Sud sont moins pénibles à l'homme que la température de huit à dix degrés plus basse, mais humide, de Port-Darwin. On joue au cricket à Adélaïde par 32 et 38 degrés à l'ombre, lorsque le vent est sec '. Au Sénégal, une température de 40 degrés, pendant la saison sèche, est plus supportable que la chaleur constante, voisine de 27 degrés, qui règne dans l'hivernage *.

Enfin, et c'est là le fait le plus caractéristique, le coup de chaleur {heatapoplexy^ Hitzschlag), cet accident improprement nommé insolation, et qui n'est autre chose que la mort par hyperthermie ', n'est pas le moins du monde fréquent au Sahara. Ni Duveyrier, ni Rohlfs, ni Nachtigal, ni les médecins de l'armée ne le citent parmi les causes de décès. Même observation sur les Hauts-Plateaux d'Algérie pendant la dernière campagne du Sud-Oranais; malgré les marches forcées * et la chaleur de l'été de 1881, un des plus brûlants dont on ait gardé le souvenir, il n'y a pas eu, pour un effectif de 10 000 hommes engagés, plus de six coups de chaleur

i. Gmllié, Voyage, etc., IL— Rohlfs, Reise dureh Marokko, p. 93, 96, etc.

Page 1