Hann, Oest. Met, Zeilseh., 4877, p. 3â
i. Borius, ouv cité, p. 13^.
5. Voir Bonaal, Reeh, expërim. sur la chaleur de Vhomme pendant le mouvement. (C. Rend. Aead, Sciences, 1880, t. XGI, p. 798. — Jûrgensen, Die Kôrperwàrme, Leipzig, 1873. p. i6, etc.
6. Un bataillon de zouaves a fraachi en un jour la distance invraisemblable de 80 kilomètres, sous le soleil de septembre.
suivis de mort*. Au Sénégal, les effrayantes chaleurs du vent d'harmattan ne tuent pas. C'est au contraire dans rhivernage, sous l'influence de maxima bien au-dessous de ceux de la saison sèche, alors que le ciel souvent voilé cache incomplètement les rayons solaires, qu'ont lieu ces accidents redoutables*. Fréquent dans Tlnde, en Cochinchine et même en Europe, le coup de chaleur est rare dans cette fournaise qu'on appelle le désert deMohave*. Ces faits sont concluants. Au Sahara, l'organisme garde plus aisément sa température normale, autrement dit, il s'adapte plus facilement à la température extérieure, que dans les pays humides des climats tropicaux.
Mais ce résultat ne s'obtient en été qu'au prix d'uneévaporation continuelle, et une soif inextinguible dévore le corps. Pendant les chaleurs, on boit jusqu'à sept et huit litres en vingt-quatre heures, écrit un médecin à Ouargla*. La même quantité est déclarée nécessaire à l'homme dans le désert de Colorado '. M. Rohlfs a bu plus de dix litres par jour pendant qu'il traversait à pied la hamada de l'Oued-Guir *; il a dû en absorber, au repos, jusqu'à douze par vingt-quatre heures, pendant un sirocco qui soufflait à Djâlo. < Ainsi le corps peut avoir besoin, en certains cas, d'un appoint de liquide égal au volume du sang. Je compris alors comment des voyageurs à pied peuvent mourir de soif en Tespace d'une demi-journée \ » Ici se pose une question. L'indigène saharien est bien plus sobre que l'Européen, cela est hors de doute. Les Tebous se vantent de rester quatre jours en course sans boire*. Exagération, soit; mais que dire de ce
i. De Delmas, Relal. d: la campagne du Sud-Oranais (Areh. méd, mi7., 1887, X, p. 88. 191.)