‹ Le SaharaChapitre 234 sur 346 · Nachtigal» ouvr. cité, I, p · texte numérisé non relu

Nachtigal» ouvr. cité, I, p

^. Ihn-Khaldoun, Prolégotnénes, I, p. 297.

frôdtièrés. Incursions toujours renaissantes, sinon toujours réprimées, et dont Diodore déjà nous a gardé le souvenir*. Mais les nomades ne se bornent pas à faire quelques expéditions rapides hors dé leur domaine. Us pillent les oasis, ils pillent le& caravanes, ils se pillent les uns les autres, a De temps à autre, raconte Ibn-Khaldoun, les Arabes du désert envahissent les contrées appartenant aux porteurs de voile, et s'en riBtournetit au plus vite, après avoir pris tout ce qui se trouve sur leur passage. Alors, Talarme se répand dans les campe-* merits, Ton monte ses chameaux, Ton court occuper les endroits où les ravisseurs doivent S'arrêter pour prendre de Feau et, presque toujours on les atteint^ avant qu'ils puissent rentrer chez eux. Il s'ensuit un combat acharné, et les Arabes n'emportent leur butin qu'à grand'peine *. » Cinq siècles se sont passés depuis que ces lignes ont été écrites, et Ton dirait qu'elles sont datées d'hier. Une vieille haine, nourrie d'incessantes représailles, divise toujours les Arabes et les porteurs de voile, et cette querelle n'est elle- ' même qu'un épisode de la guerre perpétuelle, que le brigandage, entretient d'un bout à l'autre du Sahara. La razzia *, au désert, est de tous les temps et de toutes les races. Pour les nomades qui la pratiquent, c'est plus qu'une prouesse : c'est un usage, une institution, ils diraient volontiers: une nécessité vitale, le seul moyen qui leur reste de vivre. sans, déchoir. « C'est notre vocation » (hal), disaient ingénument à Denham les Arabes qui formaient son escorte. Etitoul enlui servant de garde contre lesbrigands, ilss'écartaréût'sans cesse de la route pour en jouer le rôle *.Chezles Tôaârèg, les idées d'homme libre et de pillard sont telle-

4. « Une troisième fraction de ces Libyens ne reconnaît aucune autorité, et ne.' vit que de brigandage, s'élançant à Timproviste du désert sur la proie qui se présente, et l'entraînant dans ses repaires. > (Livre HI, chap. xuz.)

i.'Hislçire des Berbères, ii, p. 105.

3. Plus correctement rhazzia ou ghazzia. La troupe qui fait la rhaiikia est appelée rhezzou,

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