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Le djebel Tizigrarine

-4. On trouve le roc sous le sable à 10 mètres de profondeur. (Ville, Ejploration géologique du Beni-Mzabf du Sahara et de la région des steppes de la province d* Alger, p. 404.)

5. Débit total des sources des Zibdn, d'après Jus : 114,800 litres à la minute. {Les Oasis du Zab occidental et oriental, p. âO.)

complète Tarrosage deg palmiers à l'aide des sources ou des puits. Les habitants ne dépendent pas moins du caprice de la rivière, car c'est sur les crues qu'ils comptent pour les labours. Or, ces crues sont essentiellement inégales et irrégulières. Elles ont plus d'une fois tout bouleversé sur leur passage; si, par contre, elles viennent à manquer, on ne récoltera guère de blé ni d'orge dans l'oasis *.

II arrive parfois que le flot plus abondant de la rivière inonde aussi le lit situé en aval. Le sédentaire ensemence alors ces nouveaux terrains de culture, généralement appelés mâder. Le mâder du Drâa, parfois couvert d'eau sur une largeur de trois à quatre kilomètres, est la grande ressource des gens de ce pays. Lorsque M. de Foucauld atteignit près de Tatta la vallée du grand fleuve, quelques ondées, présage d'un hiver humide, étaient tombées dans la montagne, et le lit gardait la trace des crues descendues à travers le Bani. « Aussi avec quelle précipitation, écrit-il *, tout le monde s'est jeté vers le mâder! Avec quel entrain chacun laboure le plus qu'il peut! Toute la population mâle de la contrée, nomades et sédentaires, est massée depuis quinze jours dans cette étroite bande de terre. Des habitants du Petit-Atlas, du Sous même et du Sahel y ont des terrains et sont venus les cultiver. Le lit de l'oued Dra, d'habitude désert, présente l'aspect le plus gai et le plus animé. Au lever du jour, une multitude de feux s'allument le long des deux rives, perçant le brouillard du matin : c'est le premier repas qui s'apprête en silence. Puis, chacun quitte le bivouac et se met au travail ; les vapeurs s'élèvent peu à peu; au-dessous des pentes du flanc gauche, encore d'un violet sombre, le soleil iUumine

i. n faut deux crues, Tune au moment des labours, Tautre lorsque la semence sort de terre» pour produire une belle récolte de céréales au Zab. (Ville» Voyage d* exploration dans les bassins du Hodna, etc., p. S50.) — Léon l'Africain a dit de la crue de Toued Dràa : « Si elle fait défaut au mois d'avril, toutes les semailles sont perdues, et si elle survient à cette époque» on fait d'assez bonnes récoltes. > [DescriUione deW Africa, Sexta Parte, fol. 73, A.)

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