‹ Le SaharaChapitre 256 sur 346 · Rohlfs, Kufra, p · texte numérisé non relu

Rohlfs, Kufra, p

2. Trumelet, Notes pour servir a Vhistoire de l'insurrection de 1864 {Revue afrie.j 1877, p. U). — Rohlfs, Quer durch Afrika, I, p. 7i.

3. El-Oudaghir et Zanaga. (De Castries, Notes sur Figuig, Bull. Soc. géog, 1882, H, p. 405.)

d'autorité capable de le paiùr*. Les mœurs des Maures et des Tébuu sédentaires ne sont pas plus douces que celles des nomades qui les entourent; les aetc^ de violence sont aussi fréquents, et ils ne sont pas punis davtatage ^ Incapables de s'élever à la conception de l'État, beaucoup de ces hommes n'ont même pas su pratiquer cette rrateniité restreintequi se traduit parles institutions protectrices detacilé. Il est pourtant quelques exceptions : telles sont ces communautés des Mzabites, qui ont colonise le plateau rocheux au sud de Laghouat. Ceux-là n'ont pas écouté les suggestions de la nature; fixés dans des vallées arides, qui semblaient à peine propices à la vie nomade, ils y ont bâti des villes, fait croître des palmiers; ils ont eu des cités organisées % des magistrats, des lois écrites, et certes, leur kanoun qui punit le vol d'une amende et de deux ans d'exil ♦, fait un étrange contraste avec les mœurs du désert. Il ont enfin conçu une association plus large que la cité; malgré les jalousies, les rivalités, les haines, les cinq villes du Mzab n'ont formé qu'un corps vis-à-vis de l'étranger ^. On trouve ici l'effet de la persécution religieuse, qui resserre toujours les liens d'un peuple ou d'un parti. Musulmans ibàdhites, et par conséquent hérétiques aux yeux de la plupart des disciples de l'Islam, les Mzabites ont vécu de tout temps à l'écart des autres peuples; réduits à leurs seules forces, au mi-

i. Mein enter Aufenthalt in Marokko, p. 464. — H faut remarquer que le voyageur passait pour musulman.

2. Panet, Bévue coloniale, 1850,11, pp. i07, 506, 516. — De Foucauld, ouvr. cité, p. 430, etc.

3. Les Mzabites ont le sentiment de l'honneur de la cité. « Récemment encore, quand des discussions éclataient dans une ville mxabite, les habitants s'en regardaient d'abord comme déshonorés, et ceux de Beni-Sgen étaient fiers entre tous, parce que Beni-Sgen, douée d'une constitution heureuse, inviolée par les Arabes, faisait toujours régner Tordre dans son enceinte. > (Masquera y. Formation det cités chez les populations sédentaires de V Algérie, Paris, 1886. p. 35.)

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