Baraban» A travers la Tunitiôt p. 7i
5. Léon Dru, Hydrologie de$ ehoUs tunisiens, p. 43-li. -^ a Combien n'avons-nous pas vu de terrains complètement délaissés, bien que TirrigaUon permette de les maintenir à l'état fertile! » (Baraban, ouv. cité, p. 53.)
3. c Les villes de Ben-Thious sont au nombre de trois; la majeure partie de leurs arbres consiste en datUers et en oliviers,,. Aux alentours de Tolga on remarque un grand nombre de jardins remplis d'oliviers, de vignes, de dattier^... Aux alentours de Badis s'étendent des champs magnifiques en plein rapport; on y fait deux récoltes d'orge chaque année. » (El-Bekri, Description de l'Afrique septentrionale, trad. de Slane. Paris, 1S59, p. 426, 409, 475.)
4. c Tehouda est bâtie en pierre et possède de grandes richesses... Dans les environs, on compte plus de vingt bourgades. » {Ibid., p. 171), etc. — Ibn-Khaldoun appelle encore Bisl^ra c une des grandes villes du Maghreb. > (Histoire des Berbères, I, p. 92.)
5. Ibn-Khaldoun parle de 30O villages dans l'Oued-Rirh, et il ajoute : < L'on rapporte qu'autrefois il y avait bien plus de monde qu'à présent. » (Ouv. cité, 111, p. 275.)
bandits se jetèrent sur TAfrique et les guerres entre envahisseurs et indigènes commencèrent pour ne plus finir. Depuis le xn^ siècle, Tanarchie est presque continuelle; tour à tour Almoravides et Almohades, émirs du Zab, sultans arabes ou berbères de Tunis et de Bougie, Turcs d'Alger ou de Constantine se disputent ces territoires en armant les tribus nomades qui pillent, coupent les arbres, comblent les puits; chaque ville est mise à sac à plusieurs reprises et jusqu'à nos jours les nomades, par une série de révolutions qui étaient autant d'occasions de pillage, n'ont pas cessé de faire et de défaire les sultans du Zab et de TOued-Rirh \ Aujourd'hui, le Zab, malgré sa prospérité relative ', est bien déchu de son ancienne splendeur. Les bois d'oliviers ont presque disparu^ et avec eux, la plupart des champs de céréales; Riskra est une petite ville, Tehouda est en ruines et ce pays, qui au xiv® siècle comptait encore une centaine de villes*, ne renferme plusguère que des villages délabrés. Vers Touggourt. on montre les traces de deux cités détruites : Adamael Djedaloun ; en bien d'autres endroits de TOued-Rirh, la tradition, ou même des troncs de dattiers et des ruines marquent la place de cultures et de villages abandonnés \ La foret de 400,000 palmiers qui environne Ouargla n'occupe également qu'une partie du terrain jadis en culture. Vers le sud. le basfond désert est maintenant livré aux dunes ; les maisons de l'antique Sedrata sont noyées sous des vagues de sable, et des troncs morts sont tout ce qui reste de cette partie de l'oasis. Au nord, beaucoup de jardins ont également péri, faute de soins, et une armée de dunes envahit lentement la
!. Ibn-Klialdoun, UI, p. 7, 125, 275 et suiv. — Marniol, Description générale de l'Afrique^ trad. Perrot d'Ablaacourt. — Péraud, Le Sahara de Comtantine, Alger, 1887, p. 27 et suiv.