Voyage au. Ouadaî. Traduet. Perron. Paris, 48ÎJ1, p
7. « Uebervôllverte Oasen. » Rohlfs, Reise dureh Marokko, und dureh die grotte Wutie, etc., p. 168.
autre chose que des dattes pour se nourrir ' . Et il faut encore compter avec les tribus nomades, qui viennent percevoir en nature la rançon des sédentaires. Beaucoup émigrent : on rencontre dans nos \îlles du sud deTAlgérie des hommes au teint brun, qu'on nomme Gourariens, mais qui, en réalité, sont originaires de toutes les parties du ïouât.
Ainsi, malgré la splendeur d'un éternel été, malgré Téclat des fruits et l'opulence des feuillages, la vie n'est ni facile, ni heureuse sous les palmes. La plupart des oasis, si grande que soit leur renommée de terres fertiles, sont impuissantes à nourrir tous leurs enfants. Il y a des degrés dans leur pauvreté; il n'y a pas de véritable richesse. Le nomade, qui ne se suffit pas avec ses troupeaux, le sédentaire, qui ne se suffit pas avec ses cultures, ont été amenés à s'unir, malgré leur antipathie, pour chercher un supplément de ressources dans le commerce.