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Oued Adrem, Ouallen, In-Zize, etc

4. Environ 7 jours de marche sans eau (Informations de Barth, Reisen, V, p. i57. — Mirchcr, Mitiion de Ghaddmés, p. 16i. — Sabatier, Mémoire tur la géographie physique du Sahara eerUraly p. 13. 11 faut 38 à 40 jours pour aller d'InSalah à Timbouctou avec des chameaux de charge; un méhari fait la route en 15 jours (Barth, Ibid. — Rohifs, Reiie durch Marokko, p. 185.)

5. 18 jours de marche d'après Barth du puits d'In-Zize jusqu'à Gagho. (Ibid., p. 459-60.)

6. Cailliez Journal d'un voyage d Temboetou et d Jenné, 111, p. 10 et suiv. — Lenz, Timbouctou f II, p. 48 et suiv.

Enfin il a fallu compter avec la nature des côtes qui attirent ou éloignent les caravanes de Fintérieur. On pourrait appliquer aux Syrtes le jugement de Salluste : mare saevum^ litlus imporlmsutn. Le commerce s'est écarté de ces plages indécises, où les dunes alternent avec les lagunes salées; il est allé vers les criques rocheuses situées au saillant de la cote, aux rivages de Leptis et de Tripoli, ou plus loin encore, vers les découpures de l'Atlas ou du promontoire de Cyrène, vers Tunis ou vers Bengazi.

Les rivages du Sahara occidental sont moins hospitaliers encore. Du Sénégal à l'Atlas, la côte se déroule en longues ondulations, tantôt accore, tantôt étalée en larges tapis de

C6te saharienne prés du cap Blanc.

(D'après les Instructions nautiques.)

sable, presque partout bordée de bancs et de récifs, que les flots de l'Atlantique battent avec fureur. Sur toute la côte voisine du Draa, il n'y a pas un abri. Ifni, la bouche de rOued Assaka, le mouillage du cap Juby ne sont que des rades foraine^, dangereuses de novembre à mars. Porto- Cansado, ensablé, n'est plus qu'un marais salant *. On ne trouve au nord du cap Blanc qu'une baie profonde et sûre : le Rio de Oro, qu'une langue de terre de 37 kilomètres isole de la mer; mais cette péninsule n'a que de l'eau saumàtre, et par les vents d'est, la barre est dangereuse à franchir*. L'île d'Arguin possède un puits d'eau douce et un mouillage; mais ses abords sont défendus par un banc de

4. InstrueUoni nautique* sur la eàU oec. d* Afrique, Paris, 1871, 1, p. 78 et suiv. — Lahure et Fourcault, Le pays de Tekna, Mouv. géog., 1889, n" 20.

2. La baie est navigable sur les deux tiers de son étendue; les fonds varientde8à24 mètres danslechenal principal. (Bonclli, El Sahara, Detcripeion eogrd/ica desds eabo Bojalor deaboBlaneo, Madrid, 4887, p. 27 et suiv.)

sinistre mémoire, et l'on ne peut se fier aux chenaux, sans cesse remaniés par les courants. Du cap Mirik à Saint- Louis, le littoral n'est que dunes et récifs*. Ainsi il n'y a point sur TAtlantique de place pour le commerce, entre Agadir et Saint-Louis.

LE COMMERCE SAHARIEN DANS l' ANTIQUITÉ

A quelle époque le Sahara s'est-il ouvert au commerce? Les caravanes allaient-elles déjà, au temps de Carthage et de Rome, chercher au Soudan l'or, Fivoire, les esclaves? C'est un des points d'histoire sur lesquels on est le moins d'accord. Si l'on en croit d'Anville*, RennelP, Heeren*, Mannert^ Quatremère*, MM. Berlioux et Meltzer\ l'origine du commerce transsaharien se perd dans la nuit des temps : une partie des anciens a connu l'Afrique intérieure et mené ses entreprises mercantiles au moins jusqu'au Niger. Suivant Gossellin \ Walckenaër ', Tissot ** et M. Vivien de Saint-Martin, au contraire, les anciens n'ont rien su, rien reçu de l'Afrique centrale * * , si ce n'est par la voie du Nil, et n'ont môme pas atteint les limites méridionales du Grand Désert. Sans faire ici l'histoire de cette controverse

i. Pleuriot de Langle, Tour du Monde, 1872, I, p. UiS. !2. Mémoire concernant les rivières de VirUérieur de V Afrique. (Hee, Acad. Inseript., 4749, XXVI, p. 70), et Géogr, ane, abrégée, lïl, p. 107-H8.

3. The geog}'aphical System of Herodotus examined and explained, London, 4800, p. 408 et suiv.

4. De la polit, et du comm. des peuples de Vantiquité, Paris, 185â, IV, p. M3.

5. Géographie der Grieehen und Râmer, II. Theil, II. Abtheil., p. S38 etsaiv.

6. Mémoire sur le pays d'Ophir (Bec. Acad. Inscr., 4845, XV, II, p. 389.)

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