‹ Le SaharaChapitre 270 sur 346 · I. Appelée Tezèr, par tes Téda. (Nachligal, I, p. iOT · texte numérisé non relu

I. Appelée Tezèr, par tes Téda. (Nachligal, I, p. iOT

3. Doctrina Ptolemati ab injuria raenliorum vindieala, Paris, 187i. — La

Terri habitable vert l'Éqaateur, par Polj/be. Notice iiir ce! ouvrafje. Paria, 188i,

p. 3.1 et suiv.

parties les plus connues de TAfrique. « Essayer de faire correspondre à l'Afrique que nous connaissons la Libye que Ptolémée prétendait connaître, c'est entreprendre la tâche la plus ardue et la plus ingrate... Les résultats obtenus, toujours incertains en eux-mêmes, sont fort différents, suivant que l'on accepte ou rejette telle ou telle indication dont l'ensemble est évidemment inacceptable*. » Si le jugement sévère de Tissot avait encore besoin de preuves, c'est M. Berlioux lui-même qui se chargerait de les fournir. En vain, il avoue que les chiffres de Ptolémée « ne nous donnent pas les distances respectives des anciennes stations africaines, mais seulement l'ordre dans lequel elles se trouvaient placées » ' : même à ce prix, il n'a pu juxtaposer la Libye ptoléméenne aux cartes modernes. Lorsqu'il reconnaît Ouelegia, une des cités de l'ancien Niger, dans le nom desOuelad-Delem, qu'il place près du Niger actuel, il prouve simplement qu'il n'est pas familiarisé avec les vocables arabes, et qu'il a lu un peu vite le texte de Barth'. Mais, lorsqu'il prétend retrouver le mont Usargala dans la « terre montueuse do la cité d'Ouargla i» ♦, il suppose à tort qu'on puisse appeler montagne un bas-fond semé de goûr. Lorsqu'il assimile le mont Sagapola au « massif d'Azaouad», et la dépression du Soub à celle du Djoûf qui « court de TAzaouad à l'Océan'^», il risque fort de substituer un massif imaginaire à un steppe de mimosas ^, et une dépression problématique à des plateaux réels. Lorsqu'enfin il afflrme qu'au temps de l'empire romain « l'Afrique occidentale constituait

\, Tissot, Gcog. comparée, I, p. U.

:2. Doctrina Plolemaei, etc. p . S3.

3. Les Ouelad-Delem (Ouled-Delim) ont leurs terrains de parcours dans es dunes d'Iguidi, et dans le sahel du Sahara occidental : Barth n'a jamais dit, comme l'a cru M. Berlioux, qu'ils aient été fixés au bord du Niger. {Reisen, IV, p. 665, et V, p. 574.)

i. Ouvr. cité, p. 72.

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