‹ Le SaharaChapitre 272 sur 346 · Duveyrier, Les Touareg du Nord, p. 252. et planche XIÏ · texte numérisé non relu

Duveyrier, Les Touareg du Nord, p. 252. et planche XIÏ

A. Vatonne, Mission de Ghadâmès, p. 233.

5. Rohlfs, signale à Ouadàn, c'est-a-dire dans la plus vieille des cités de l'oasis, des subslructions en pierre de taille, qu'il croit d'origine romaine. D'après le même voyageur, on y trouve au.ssi des monnaies romaioes et des camées. (Kufra, p. 148.)

]a mettait en relation avec Leptis la Grande. Pourquoi les Romains ont-ils voulu s'établir dans ces régions stériles et lointaines? Pourquoi ont-ils tenu à la possession de ces oasis perdues, au point de faire à diverses reprises des campagnes pénibles dans le désert? * Quelle importance avait donc pour eux cette ville de Garama, pour qu'ils eussent ouvert à grands frais, par-dessus la hamâda rocheuse, une route nouvelle, qui abrégeait de quatre jours? ' Voulaient-ils assurer la sécurité des frontières? Ils avaient, pour les couvrir, la ligne des châteaux forts aujourd'hui en ruines qui couronnent d'est en ouest toutes les crêtes du Djebel ^ Quel intérêt les retenait dans ces solitudes? N'était-ce pas le commerce qui se faisait par cette route de Garama à Leptis, si fréquentée, ditPtolémée, qu'on en connaissait exactement les distances^ ? N'était-ce pas aussi ce commerce qui avait contribué à la fortune de cette colonie de Sidon, assez riche pour payer à Carthage un tribut d'un talent par jour? *

D'autre part, si tout n'est pas juste, tout n'est pas faux non plus dans la table de la Libye intérieure. « Il est indéniable que M. Berlioux, en construisant sa carte d'après Ptolémée, avait assigné à Koufra une position plus exacte qu'aucune carte moderne ne l'avait fait^ » Voilà donc tout au moins un groupe d'oasis, dont les Alexandrins ont eu une

i. Les expédilions de Balbus, de Seplimius Flaccus et de Julius Matermis ne furent certainement pas les seules. On lit dans Florus : a Marmaridas atque Garamantas Curinio subigendos dédit. » (Livre IV, chap. xii.)

â. « Proximo bello, quod cum Onensibus Romani gessereauspiciis Vespasiani imperatoris, compendium viœ quatridui deprehensum est. Hoc iter vocatur Prœler capul saxi. » (Pline, Hisi. nat.., Livre V, v.) Barth a trouvé de nombreux vestiges de cette route, qui escaladait le Ghouriân, et il conclut d'une inscription trouvée ii Gharia sur une pierre détachée d'une ancienne forteresse romaine, que cette voie n'existait pas avant Vespasien. {Beisen, I, p. 439.)

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