Plus connu sous le nom de Sidi-Hescham
2. Les moas$em de Sidi-Âhmed-ou-Moussa, à. Ilerh, ont lieu deux fois par an, en mars et en octobre. (De Foucauld, ouv. cité, p. 342.) — M. Le Chàtelier parle de 3 mouisem, mais sans donner de dates (THbut du Sud-Ouetl
ou Glimîn, la résidence des cheikhs de FOued-Noun, a été avant Tendonf la station préférée des caravanes. Le voyageur Panet évaluait à plus de 2 000 le nombre des chameaux employés sur cette route en 1850 *. La plupart des marchandises étaient apportées au Noun par des marabouts de TAdrar, et c'est sur les marchés de ce pays, à Chinguit et à Tichit, que se faisaient les premiers échanges entre produits du Sud et du Nord *. Les Aït-Tazeroualt et les gens du Noun louent également leurs chameaux jusqu'à Timbouctou. Les Arabes de la grande tribu des Ida-ou-Blal conduisent aussi des caravanes, lorsqu'ils ne trouvent pas plus simple de les piller. Du Draa à Timbouctou et à l'Adrar, « on les trouve tantôt par petits groupes, escortant des convois, tantôt par troupes de cinquante à soixante, battant le pays pour en surprendre ' » .
Tels sont, du reste, les dangers de ce Sahara occidental, où Ton se trouve pris entre les Touareg et les tribus maures de la côte, que les nomades chargés de la conduite et de la défense des caravanes ont dû se mettre à leur tour en quête de protecteurs. Caillié nous montre les Arib <i tellement tourmentés par les Bérabères, qu'ils craignent de voyager même dans leur propre pays, sans être escortés par quelques-uns de leurs gens* ; » ils ne se rendent au Tafilelt qu'en achetant Vanaïa de cette tribu. Les Tadjakant se ménagent, par une ghefara annuelle, la bienveillance des Touareg de rOuest ^ Même situation dans l'Adrar. En 1860- les caravanes ne pouvaient pas vendre, avant que le cheikh Ould-
inaroeain, p. 42). On cite encore dans le Sud-Marocain la foire de Mrimima et celle du Souk-el-Mouloud, chez les Aït-loussa: mais elles ne sont pas, comme celle d'ilerh, sur la grande roule des caravanes.