Flatters, Joum. de RoutOy ibid,, p
3. Lettre du capitaine Fréd. Bernard. Bull. Soe. Géog.,i%^2t II, p. 416. i. Gouvernement général, Deuxième mission Flatters, p. 156.
parvienne à Constantinople. On dit que ces chrétiens sont énergiques et batailleurs; donc maintenant, ô cher ami, faites parvenir mes paroles à Constantinople et dites en haut lieu que je demande à ce que les musulmans viennent à notre aide pour soutenir la guerre sainte. »
C'était l'époque où on lisait dans les journaux de France que « les dix Touareg-Hoggar donnés au colonel Flatters par Itaren, pour raccompagner au delà des limites de son commandement, s'étaient fait tuer en défendant la mission S» et un jeune explorateur proposait généreusement « d'aller avec des bandes de Touareg alliés, sous la protection même d'Itaren, chez les Kel-Owi, recueillir les débris de l'expédition, et même descendre plus au sud ' ! »
Aujourd'hui encore, des hommes éminents, qui s'inspirent moins des leçons du passé que de leur enthousiasme, parlent « d'acquérir pacifiquement influence et action sur les Touareg* » et de nous appuyer sur les Azdjer, qui nous ont témoigné t d'excellentes dispositions», pour arriver à rallier et à soumettre les Hoggar. « On ne peut douter, écrit M. Rolland \ de l'évolution qui se produira peu à peu chez les Touareg, quand ils verront noire outillage, nos moyens d'action, nos intentions paciGques, et le bien-être que nous apportons chez eux... J'attends beaucoup, dit-il encore, de l'effet irrésistible que produiront chez eux l'arrivée de la locomotive, l'œuvre de la sonde artésienne, et la vue de notre force pacifique. Ne faisons pas grand fond sur leui* bonne foi, mais comptons que leur intérêt sera de Venir à nous, et de se mettre à notre solde pour nos relations avecle Soudan \ »
i. Lbl République Française, 27 avril i88i.
2. Lettre de M. Louis Say uu ministre des Travaux publics, 7 avril, ibid,
3. Rolland, Le T ta h saharien, Un an aprés^ Paris, ^891, p. 7.