Ibid,, p
5 Barth, tftid., HI, p. 80.
en fait d'eau que des marcs et des puits souvent à sec \ il rappelle certaines steppes de l'Algérie également labourables; il produit du mil, comme elles produisent du blé; mais on n'y voit ni coton \ ni aucune culture vraiment tropicale, et MM. le général Philebert et G. Rolland lui ont fait bien trop d'honneur en le nomrpan t, entre le Sokoto et le Bornou, parmi « les régions les plus productives et les plus peuplées du Soudan ^ » Plus loin, les pays qui sont attribués à la France, le Maradé, le Gober, n'ont encore été visités par personne; Bartli lui-même ne sait rien de ces royaumes païens, constamment en guerre avec les sultans fellàn. Arrivons au Niger. En amont de Saï, on trouve un district peuplé et fertile, mais il ne s'étend pas loin. On sait que vers l'extrémité de son grand coude, le Niger décrit une courbe dans le désert. Vers Gagho, il rentre dans la steppe semée d'arbres, qui, là comme au Kanem, précède le Soudan*, mais longtemps encore ses rives restent plus ou moins solitaires. Ce n'est que vers Sinder, à 200 kilomètres de Saï, que Barth, venant du nord, a pu noter son passage dans un pays plus riche et plus peuplé ^.
Ainsi, des pays subsahariens qui ont à peu près la valeur de la Tripolitaine, d'autres, totalement inconnus, dont on ne peut rien dke encore ; pas une région vraiment soudanienne, à part les 200 kilomètres de pays en amont de Saï, voilà ce que la convention attribue à la France. L'Angleterre, qui garde pour elle tout ce qui est riche, tout ce qui est peuplé, -ne s'est pas compromise en la signant. Il est à souhaiter qu'on revienne sur des négociations
i. Barth, I, p. 613 ) c Nous trouvâmes dans une vingtaine de puits à peine do quoi abreuver nos montures; ce qui indique que le Damergou souffre lorlementde la sécheresse. • (ïbid., II, p. 5.)