‹ Le SaharaChapitre 330 sur 346 · Jbid., p · texte numérisé non relu

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5. « Le pays était ondulé, assez semblable d'aspect aux dunes du Kanem, dont nous avions d'ailleurs atteint la latitude. * etc. (Ibid., pp. 3â9, 33i, 360-75 )

Au nord, le Niger côtoie le Sahara lui-même. MM. Philebert et Rolland * ont cité quelques lignes de Barth sur les cultures et les pâturages de cette région : ils oublient de dire que tout cela se borne aux bas-fonds périodiquement inondés par le fleuve. Vingt fois Barth revient sur le contraste frappant de ce pays désolé avec les vertes rives du fleuve ; à un moment donné, comme il en était séparé par une longue dune, le voyageur put se croire transporté au cœur du désert'.

a Étant donné le coude immense que le Niger fait dans le désert, une grande partie de ses rives n*a jamais pu être fortement peuplée ^ Mais c'est l'homme surtout qui y a fait la solitude. On connaît le proverbe arabe cité par le général Borgnis-Desbordes : « Là où El-Hadj-Omarapassé, la place est encore nette. » On pourrait en dire autant des Peulh et des Touareg dans le nord de la boucle du Niger. De Saï à Timbouctou, Barth a traversé plusieurs contrées désertes* ; dans les monts Ilombori, il a vu les Sonrhaï, les malheureux nègres aborigènes, obligés de se réfugier au sommet de ces forteresses naturelles, pour fuir les exactions des Peulh '; les villes peulh elles-mêmes étaient la plupart en pleine décadence ^ Vers le Niger, ce sont les Touareg qui campent dans les campagnes. Barth a compté les ruines au bord du grand fleuve : Gagho, autrefois capitale d'un empire, est maintenant un « endroit désolé et désert w; et Barth ajoute avec mélancolie : « La vie nationale a cessé tout le long du Niger, les hordes dévastatrices des Berbères et des Peulh

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