LA LATITUDE, LA ZONE TORUIDE
Longtemps on a attribué les déserts tropicaux à la proximité du soleil. « Sa chaleur consume les hommes et la contrée », dit Hérodote en parlant du pays saharien des Atarantes*. On croyait que vers Téquateur le soleil brûlait la terre jusqu'aux entrailles, et le Sahara n'était en quelque sorte que l' avant-poste de la grande zone « inhabitable à cause de la chaleur x>. Admise, avec quelques variantes, par des physiciens comme Aristote', par des géographes comme Posidonius' et Strabon*, cette opinion a prévalu dans l'antiquité et au moyen âge^
Elle a disparu lorsqu'on a mieux connu les régions tro-