‹ Le SaharaChapitre 89 sur 346 · Von Danckelmann, Met. Zeitsch., 1887, p · texte numérisé non relu

Von Danckelmann, Met. Zeitsch., 1887, p

essuyé trois averses au mois de mai par vent d'ouest et temps très frais ^

Ainsi les pluies du Sahara septentrional coïncident d'ordinaire avec l'époque oii les dépressions barométriques envahissent le continent. Et c'est sans doute au fait de se trouver plus rarement sur leur passage que le Sahara oriental doit son aridité plus grande. Lé Sahara algérien est mieux arrosé que le désert libyque, bien que l'air soit peutêtre moins humide derrière la barrière de TAtlas. Tant il est vrai que la fréquence des pluies ne tient pas à la quantité plus ou moins grande de vapeur, mais aux causes de refroidissement de l'air.

LES LiMrres du désert

Les limites du Sahara sont dès lors faciles à définir : ce sont les régions où les pluies de mousson d'une part, les pluies méditerranéennes de l'autre, font reverdir le sol tous les ans d'une façon régulière, et créent ainsi la steppe qui précède le désert. Mais on ne peut dire, même à un degré près, oij commence la steppe, où Unit le désert. Flottante comme la limite des pluies elles-mêmes, la steppe avance ou recule selon les années. Au mois de juin 1833, la plaine do Tintoumma, au nord du Kanem, était, au dire de Barth, un « désert morne et terrible » '; on n'y voyait qu'un peu d'herbe sèche, quelques arbres autour d'un puits et du sable à perte de vue. Onze ans plus tard, M. Rohlfs trouvait le désert remplacé par une steppe herbeuse, et constatait la « marche victorieuse » de la végétation vers le Nord".

Les lignes de démarcation tracées sur les caries sont donc purement conventionnelles. Le Sahara n'est limité nettement que par les montagnes; partout ailleurs il n'a pas de frontière précise, parce qu'il n'y a pas de contraste : on

i. Timbouctou, II, p. 28, 32. 66.

2. Die leblose und schreckhafte Wûsle von Tintumma (Reisenf V, p 416).

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