‹ Le SaharaChapitre 108 sur 194 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

été apportée^ il y. avait quatre jours, par une caravane arrivée de Ehât. Les meurtriers de mon infortuné prédécesseur étaient quatre Touareg Foggas et un Châambi du nom de Bou Saïd, auxquels il fut livré par son guide qui était lui-même un Targui Foggas. El Hadj Khenoukhen, auprès de qui Doumaux- Dupéré et ses compagnons se rendaient lorsqu'ils furent assassinés sur la route de Ehât, se trouvait au Fezzan lorsqu'il eut connaissance de ce crime ; or il arriva qu'à la même époque, les quatre assassins Foggas se rendirent aussi dans cette contrée pour y faire des achats de farine et de dattes. Ayant appris leur arrivée, El Hadj Khenoukhen les fit appeler et leur reprocha d'avoir tué des gens qui étaient ses amis, puis il les laissa partir en toute liberté ; mais il envoya de ses hommes les attendre dans le désert^ sur terrain neutre, où ils les massacrèrent.

En apprenant cette nouvelle, je pensai que peutêtre l'exemple donné par le chef Azguer avait produit un effet salutaire et que, plus heureux que mon infortuné prédécesseur, je pourrais aller jusqu'à Rhât en toute sécurité; mais on s'empressa de me dissuader en me disant que les difficultés étaient plus grandes que jamais, parce que les Touareg du Hoggar et les tribus Azguer en révolte, leurs alliées, étaient encore maîtres de la route, et que quand même El Hadj Khenoukhen, qui avait été battu dans la précédente rencontre, parviendrait à prendre une revanche éclatante, la sécurité n'en serait pas plus grande parce que les vaincus ne mettraient que plus d'ardeur à piller les caravanes, afin de réparer leurs pertes. Ils ajoutèrent :

« Dournaux-Dupéré a péri pour n'avoir pas voulu écouter les conseils qui lui ont été donnés par les

lp»$ fl^ KIm^ums : «MB espéroBs que tu seras plus $4^r^ qift^ l«i M qm^ m »t partiras pas malgré nons. >

%Va$$artt à «m^s awis q«e je m pendrais jamais an^miK^ fl^ttMmiMttMii die ee geaie sans leur demander c<^iiml. c Vmi^ k»vaMè m'est eonnae, leur dis-je ; ttm$ ^<k«MÙSM!t le pa^ et les gens qui l'habitent et d^ ntt$<aaf que Ttk«$ j^^:^* ^ Aose impossible pour «rené tl>>iss j^K^amend te TK!»Tage jnsqn'à ce qne les clr<\>iEi$ian<iMi soient phis laTtirables. >

Je doi$ dife eau u>ate Mac<èiitè que les impassibilités d\xnl me parlaient me$ l^Sites ne me contrariaient pas outre mei$iiie. Oatre qne j^'êCais fort mal ontillé pour nn an$$i Ic^nç Tv>Ta$^^« W ressionrees dont je disposais <^ta)ent à peine sn6S$ante$ ponr mon retour, et malbenrensem^Hit j^ai pn me conTaincre par la snite qu'il ett eti^ impmdent de compter snr qnelqne envoi de France. Ainsî« en admettant qne j'eosse pnm'ayancer dans le $nd« je me serab m contraint de passer la saison des chalenrs à Rbât. an Hoggar on dans le pavs dWîn selon qiae le^? eTènements m'enssent jeté ver? Tau ou Tiiuîre de ces trois joints. Or, la saison des chaleur? passée, îe me serais trouvé bloqué, au beau milieu du Sahara, faute de ressources suffisantes pour m'en retourner.

Je demandai ensuite au caTmacam comment je pourrais faire parvenir aux chefs Touareg les lettres que je portais pocr eux. Il me répK>ndit qu'il se chargeait de leur faire parvenir ces lettres ; il m'eng:a«rea mrme à leur écrire personnellement afin de préparer les voies pour plus tard, ce que je m'empressai de faire dès le lendemain.

Notre visite à Si El Hadj Attiya se prolongea jusque vers 2 h. de raprès-midi. Le gouverneur m'accompagna jusque dans ma chambre, puis il me quitta pour

Page 1