‹ Le SaharaChapitre 110 sur 194 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

dans laquelle ils pourraient s'établir; je leur dis qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter de leur nourriture, et je leur recommandai de se trouver présents aux heures des repas.

C'était, en effets le désir de Si Mohammed bon Aïcha qui entendait pourvoir non-seulement à mes propres besoins, mais encore à ceux des hommes de ma suite.

Pendant la durée de mon séjour à Ehadamès, le brave gouverneur ne cessa de m'envoyer des vivres en telle abondance, que les Châamba ne purent jamais venir à bout de ce qui restait après que j'avais mangé avec Ali ; 11 s'en trouvait encore assez pour régaler les gens qui nous servaient. Du reste, Eabah et son fils n'étaient pas grands amateurs de sauces ; le couscoussi faisait mieux leur a£Paire et ils n'en manquèrent jamais.

Après le repas du soir, le caïmacam vint prendre le thé avec moi et me tint compagnie jusqu'à une heure assez avancée de la nuit.

Comme je lui manifestai le désir de visiter, le lendemain, la ville et l'oasis, il me dit que deux zaftis et deux de ses serviteurs m'attendraient à ma porte pour m'accompagner dans ma tournée.

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