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CHAPITRE VII

gandouras en laine blanche, quelques eksa et bernous dont la solidité fait heureusement pardonner le manque de beauté.

La ville renferme encore quelques menuisiers peu habiles^ un petit nombre de bijoutiers qui, outre les raccommodages, ne produisent que quelques bijoux grossiers et un armurier-serrurier-forgeron-étameur originaire du haut Sénégal qui, par ^son intelligence développée, son caractère ouvert, est bien fait pour donner une haute idée de la race foulane conquérante du Soudan, dont il est le seul représentant dans ce pays.

L'oasis de Ehadamès dépend de la Tripolitaine et fait partie de la province du Djebel-Nefouza, dont Quesser-Ifran est le chef-lieu; le caïmacam est nommé par le bey de cette province. L'administration est exercée par une djemâa de dix membres, nommés également par le chef de la province, à raison de deux pour chacun des cinq quartiers de la ville ; un sixième, peu populeux, n'en fournit pas. Ce conseil se divise en deux groupes : l'un, composé de quatre membres (de cinq, si l'on compte le caïmacam), forme la djemâa proprement dite, qui est chargée du règlement des affaires communales ; l'autre, composé de six membres, forme le conseil de Medjeles, chargé du règlement des affaires commerciales et du jugement des différends qui s'élèvent entre les négociants. Ce conseil réunit les attributions d'une chambre et d'un tribunal de commerce. Après convocation, un seul membre présent et le gouverneur peuvent prendre une décision exécutoire.

Pour les affaires administratives, le caïmacam n'est, en quelque sorte, que le pouvoir exécutif; mais pour tout ce qui touche à la sécurité ou à la police de la

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ville, il ne relève que du chef de la province et, de ce côté, il a les pouvoirs les plus étendus.

Pour la garde de- la ville, il a sous ses ordres le bach-agha^ commandant la garnison, laquelle se compose depuis peu de cent hommes d'infanterie et de cinquante cavaliers.

Pour la police, il est aidé de deux cheikhs^ qui rendent compte de tout, mais n'ont pas le droit de punir, même de l'amende. Ces mêmes cheikhs sont chargés de la perception des amendes et des impôts.

Les malfaiteurs sont arrêtés et conduits en prison par des zaftis armés de bâtons, dont ils frappent ceux qui mettent de la mauvaise volonté à marcher devant eux. Ces zaftis sont eux-mêmes, le plus ordinairement, des gens condamnés à l'exil par les tribunaux de Stamboul.

La justice est représentée à Rhadamès par un cadi qui connaît les affaires de succession, des mariages et des divorces.

Les autres centres qui relèvent de la circonscription de Rhadamès, sont :

1° Sinaoun^ oasis située à cinq journées de marche sur la route la plus septentrionale et la plus courte entre Rhadamès et Tripoli. Cette oasis comprend trois villages : deux du nom de Sinaoun et un troisième appelé Chaaouaou ;

20 Maters^ petit village à une journée et demie de marche sur la route la plus méridionale entre Rhadamès et Tripoli ;

30 Tefelfelt fquatre ou cinq maisons), un peu au delà du précédent ;

40 Derdj^ grand village, à deux journées de marche sur la même route ;

50 Dégoutta^ hameau situé au nord et à une faible distance de Derdj.

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